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6 – LA BELLE DE NEW YORK – (1952 – Charles Walters) – Fred Astaire & Vera-Ellen

Publié le par Laurent Bigot

Extrait n°6 : Naughty But Nice : Vera-Ellen et Alice Pearce

Vera-Ellen

L'actrice disparue en 1981 reste considérée comme l'une des meilleures danseuses de l'Âge d'or, au même titre que Ginger Rogers et Cyd Charisse.

Vera Ellen Westmeier Rohe voit le jour le 16 février 1921 dans l'Ohio, Fille d'un arrangeur de piano, cette enfant chétive et imide prend des leçons de danse dans une école fréquentée également par la future Doris Day, La danse devient alors sa passion : elle se produit dès l'adolescence dans les cabarets, avant de devenir la plus jeune des Rockettes (la célèbre troupe du Radio City Music-Hall). Vera a seulement dix-huit ans quand elle fait ses débuts à Broadway, dans le musical Very  Warm for May, de Kern et Hammerstein. La jeune femme devient vite, sous le nom de Vera-Ellen, un espoir de la scène new-yorkaise, mais le producteur Samuel Goldwyn va donner une autre direction à sa carrière : la remarquant dans un spectacle, il lui offre en effet de jouer face à Danny Kaye dans le film Le Joyeux Phénomène, puis dans Le Laitier de Brooklyn, L'actrice passe ensuite à la Fox, où elle tourne Three Little Girls in Blue et Carnival in Costa Rica, deux comédies musicales sans grand relief, mais qui font connaître ses dons de danseuse.

Toujours à l'affût de nouveaux talents, la MGM engage Vera-Ellen pour danser avec Gene Kelly dans un numéro de Ma vie est une chanson, biopic de Rodgers et Hart. Le résultat est si impressionnant que l'actrice retrouve ensuite Kelly dans Un jour à New York, où elle tient cette fois un vrai rôle. Après avoir joué dans La Pêche au trésor, le dernier film des Marx Brothers, l'actrice partage avec Fred Astaire l'affiche de Trois Petits Mots et de La Belle de New York. Déjà célèbre pour avoir « la taille la plus fine d'Hollywood », Vera-Ellen est alors considérée par certains critiques comme la meilleure partenaire avec qui ait dansé Astaire ... L'actrice joue par ailleurs face à David Niven dans L’Amour mène la danse, et Donald O'Connor dans Appelez-moi Madame. Mais c'est en faisant partie du joyeux quatuor de Noël Blanc qu'elle connaît en 1954 son plus grand succès ... Son film suivant, cruellement intitulé Let's Be Happy, sera aussi le dernier. Des problèmes de santé (elle souffre depuis longtemps d'anorexie) et des drames personnels (deux mariages malheureux, et la perte d'un enfant) pousseront en effet Vera-Ellen à se retirer du métier à la fin des années 50.

6 – LA BELLE DE NEW YORK – (1952 – Charles Walters) – Fred Astaire & Vera-Ellen

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