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5 - NIGHT AND THE CITY (Les forbans de la nuit) – 1950 – Jules Dassin

Publié le par Laurent Bigot

Extrait n°5 : « J’étais si près de réussir »
 
Traqué par le milieu londonien, Harry trouve un bref refuge auprès d'Anna, à qui il déclare : « J'étais si près de réussir. Je possédais dans la paume de ma main le contrôle des matchs de lutte dans tout Londres ». Une ultime fois, il tente de s'illusionner lui-même, alors qu'en réalité il n'avait cessé de jouer avec le feu, de duper les un pour tenter d’obtenir l'appui des autres. À l’image de tant de personnages de «films noirs » situés à New-York ou à Los Angeles, à San Francisco ou dans le Middle West. Harry Fabian était, déjà, à Londres, un damné.
 
Dès la première image, il est clair que Harry et ses projets sont condamnés à l’échec. Le film tourne à la tragédie. C’est un cauchemar, une descente aux enfers, comme les plus noirs des films noirs : Détour (Détour – 1945), Le Charlatan (Nigtmare Alley – 1947) ou l’enfer de la corruption (Force of Evil – 1948).
Au dernier moment, il commet une action désintéressée, mais il est trop tard. Harry se fait des illusions. Il n’a jamais rien accompli, il a toujours été condamné à mourir, dès qu’il s’arrêterait de courir. 
 
Après avoir touché le fond, Harry, réconforté par Mary, va tenter de se racheter en commettant son seul acte de désintéressé.

Après avoir touché le fond, Harry, réconforté par Mary, va tenter de se racheter en commettant son seul acte de désintéressé.

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