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5 - DIAL M FOR MURDER (Le crime était presque parfait) – 1954 – Alfred Hitchcock

Publié le par Laurent Bigot

Arrive l'inspecteur. Mark se cache dans la chambre pendant qu'Hubbard questionne Tony au sujet de fortes dépenses. Tony évoque des gains faits aux courses. Mark découvre la mallette que Tony soutient avoir perdue. Elle est pleine de billets. Mark appelle Hubbard, et accuse Tony de vivre sur l'argent destiné à payer Swann. Tony rétorque que c'est l'argent que sa femme voulait donner au maître chanteur. L'inspecteur subtilise l'imperméable et la clé de Tony et, après son départ, retourne dans l'appartement où le rejoint Mark. La police amène Margot qui, avec sa clé, ne parvient pas à ouvrir la porte de son appartement. 

L'inspecteur fait entrer Margot par la porte donnant sur le jardin. Il lui avoue qu'il croit son mari coupable d'avoir voulu la faire assassiner et raconte comment il a découvert que la clé du sac de Margot était celle de Swann, celle de l'appartement étant restée cachée sous le tapis de l'escalier. La venue de Margot devait prouver qu'elle n'avait pas caché elle-même la clé. Hubbard renvoie le sac au commissariat. De retour, Tony ne trouve pas sa propre clé, et comprend qu'il a l'imperméable de l'inspecteur. Il se rend au commissariat pour récupérer le sac de sa femme censé contenir la bonne clé. 

De retour du commissariat, Tony tente d'ouvrir la porte avec la clé de Swann. N'y parvenant pas, il repart, s'arrête dehors à la porte de l'immeuble, hésite, repart et finalement revient. Il a finalement compris de quelle clé il s'agit, et retourne alors prendre la bonne clé dans sa cachette sous le tapis de l'escalier, prouvant ainsi qu'il est l'auteur du complot. En entrant, il découvre que Mark, Margot et l'inspecteur l'attendent. Toujours très gentleman, il félicite Hubbard et propose un verre à l'assemblée ... 

 

L'importance de certains éléments dans la narration hitchcockienne tient à la fréquence de leurs apparitions. Ainsi du téléphone, visible dans de nombreux plans du Crime était presque parfait Mais Hitchcock va plus loin, puisqu'il en fait un des acteurs principaux de l'intrigue. Après que Tony a fait reposer son projet de meurtre sur un appel téléphonique, c'est au tour de l'inspecteur d'utiliser l'appareil pour faire évoluer son enquête. Plus encore, Hubbard se sert des mêmes armes que Tony, puisque le téléphone sert à piéger Tony en organisant ses allers et retours à la recherche de la clé. 
Lorsqu'il montre la scène où Tony réfléchit à la cause de l'impossibilité d'ouvrir sa porte avec la clé, Hitchcock alterne des vues de Tony à l'extérieur et d'autres de l'intérieur, où Hubbard fait le récit de ce qu'il voit à Mark et Margot. Pourtant, un tel montage ne fait pas tomber le film dans la redondance, la répétition. Au contraire, le suspense en est amplifié. Le récit de l'inspecteur ne fait pas double emploi avec les vues de Tony, il les complète. Le suspense hitchcockien tient autant au « comment» une action se déroule qu'au fait de savoir si scène action va oui ou non avoir lieu. 

 

5 - DIAL M FOR MURDER (Le crime était presque parfait) – 1954 – Alfred Hitchcock
5 - DIAL M FOR MURDER (Le crime était presque parfait) – 1954 – Alfred Hitchcock
5 - DIAL M FOR MURDER (Le crime était presque parfait) – 1954 – Alfred Hitchcock
5 - DIAL M FOR MURDER (Le crime était presque parfait) – 1954 – Alfred Hitchcock
5 - DIAL M FOR MURDER (Le crime était presque parfait) – 1954 – Alfred Hitchcock

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