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DIAL M FOR MURDER (Le crime était presque parfait) – 1954 – Alfred Hitchcock

Publié le par Laurent Bigot

DIAL M FOR MURDER (Le crime était presque parfait) – 1954 – Alfred Hitchcock
Un film en 3D
 
Le cinéma conventionnel nous offre une image plate, qui ne sort pas de la surface de l'écran. À l'inverse, le cinéma en relief, le procédé « 3D » (pour Trois Dimensions) vise à nous donner l'impression que l'image n'est pas confinée dans le plan de l'écran, et que ses éléments peuvent être perçus comme se situant devant ou derrière l'écran. La 3D constitue ainsi un pas supplémentaire dans l'illusion de la réalité. Comme tous les procédés cinématographiques, l'origine du relief est ancienne, son développement seul ayant été tardif. Les hommes et les femmes qui travaillaient sur les techniques cinématographiques n'ignoraient pas que l'impression de profondeur provient en partie de la vision binoculaire. Fermez un œil et vous voyez « plat ». C'est parce qu'elle nous offre deux points de vue sur les objets observés que notre vision fait naître la profondeur. D'où l'idée, très simple, de recréer cette vision en filmant deux images distinctes, enregistrées par deux objectifs d'écartement égal à celui des yeux humains, qui est, en moyenne, de 65 millimètres. La stéréoscopie était née. Encore fallait-il pouvoir visionner une telle image. Pour que l'effet souhaité se révèle à la projection, il fallait que l'œil droit et l'œil gauche reçoivent chacun uniquement l'image qui lui était destinée. La première solution consista à utiliser une visionneuse binoculaire ... donc pas d'écran et pas, à proprement parler, de cinéma ! Ce n'est que lorsque les filtres polarisants furent mis au point, durant l’entre-deux guerres, qu'on put espérer diffuser en salle des films en relief. Le procédé, qui ne sera réellement commercialisé que dans les années 1950, reposait sur la projection de deux images, une droite et une gauche, à travers deux filtres polarisants d'orientations perpendiculaires. L'écran métallisé permettait de conserver la polarisation. Le spectateur observait alors l'écran à travers deux filtres polarisants de même orientation que les filtres de projection (les fameuses lunettes) et chaque œil percevait ainsi uniquement l'image qui lui était destinée. Un léger décalage entre les deux images - par ailleurs rigoureusement identiques - faisait naître l'impression de relief.
Les nombreuses contre-plongées, obtenues en plaçant la caméra dans un trou creusé dans le plancher, accentuent l'impression de relief et l'aspect théâtral du film.
Les nombreuses contre-plongées, obtenues en plaçant la caméra dans un trou creusé dans le plancher, accentuent l'impression de relief et l'aspect théâtral du film.
Les nombreuses contre-plongées, obtenues en plaçant la caméra dans un trou creusé dans le plancher, accentuent l'impression de relief et l'aspect théâtral du film.
Les nombreuses contre-plongées, obtenues en plaçant la caméra dans un trou creusé dans le plancher, accentuent l'impression de relief et l'aspect théâtral du film.

Les nombreuses contre-plongées, obtenues en plaçant la caméra dans un trou creusé dans le plancher, accentuent l'impression de relief et l'aspect théâtral du film.

L'obligation d'utiliser des lunettes bicolores (aux verres rouge et vert, ou rouge et bleu) fut une des raisons de l'échec rapide du relief : l'instrument provoquait d'affreux maux de tête !

L'obligation d'utiliser des lunettes bicolores (aux verres rouge et vert, ou rouge et bleu) fut une des raisons de l'échec rapide du relief : l'instrument provoquait d'affreux maux de tête !

La diffusion en 3D nécessitait l'utilisation simultanée de deux projecteurs. L'enchaînement des bobines était impossible sans pause, ce qui explique la présence d'un entracte dans le film.

La diffusion en 3D nécessitait l'utilisation simultanée de deux projecteurs. L'enchaînement des bobines était impossible sans pause, ce qui explique la présence d'un entracte dans le film.

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