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LAUREN BACALL

Publié le par Laurent Bigot

LAUREN BACALL
Elle est née le 16 septembre 1924 à New York. Débute au théâtre, à Broadway, en même temps qu'elle pose pour les magazines de mode. C'est dans les pages du Harper's Bazaar que Mme Howard Hawks la découvre pour son mari qui lui donne aussitôt la vedette du PORT DE L'ANGOISSE (To have and have not, en 1944), aux côtés de Humphrey Bogart. Devenue l'année suivante, l'épouse de celui-ci, baptisée «The look » le regard, elle est l'objet d'un lancement publicitaire dont elle se révèle, par sa beauté étrange et la force de sa personnalité, très vite digne. 
LAUREN BACALL
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Le recul permet aujourd'hui de voir en Lauren Bacall la meilleure représentante, la plus magnétique sirène de ce genre noir qui connut à Holywood, pendant l'immédiat après-guerre, un si fort succès. Mieux que Barbara Stanwyck, trop cérébrale, que Veronica Lake, trop fragile, que Lana Turner, trop artificielle, mieux même que Lizabeth Scott, trop rarement utilisée, ou que Gene Tierney, desservie par sa versatilité. Lauren Bacall incarne la beauté, l'ambiguïté, l'intelligence, l'humour, la «classe», bref la quintessence d'un personnage en elle idéalisé et dont le seul Bogart constituera le partenaire émérite. Après TO HAVE AND HAVE NOT, trois films reformeront ce couple unique : THE BIG SLEEP (Le Grand Sommeil, 1946) de Howard Hawks; DARK PASSAGE (Les Passagers de la nuit, 1947), de Delmer Daves, et KEY LARGO (1948) de John Huston. 

THE BIG SLEEP (Le grand sommeil) 1946 - Howard Hawks avec Lauren Bacall et Humphrey Bogart

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De ces mêmes années, un film banal : L'AGENT SECRET de Herman Shumlin (avec Charles Boyer), et deux réalisations de Michaël Curtiz : LE ROI DU TABAC, où elle joue la compagne fidèle, mais sacrifiée, de Gary Cooper, et YOUNG MAN WITH A HORN (1949), l'un de ses rares rôles antipathiques qui l'opposait à Kirk Douglas. Pendant les années 50, Lauren Bacall participe sans éclat à l'opération «cinémascope, (HOW TO MARRY A MILLIONNAIRE (aux cotés de Marilyn Monroe) et WOMAN'S WORLD de Jean Negulesco), mais trouve ensuite d'excellents rôles dans trois des plus brillants films de sa carrière : WRIITEN 0'1 THE WIND (Écrit sur du vent, 1956) mélo flamboyant de Douglas Sirk, THE COBWEB (La Toile d'araignée), ample description par Vincente Minnelli du monde des psychiatres de luxe, et THE DESIGNING WOMAN, excellente comédie du même cinéaste, qui la confronte à un Gregory Peck inattendu. Elle était apparue entre-temps dans un film d'aventures de William A. Wellman. BLOOD ALLEY (1955), Lauren Bacall avait continué le tournage de DESIGNING WOMAN en dépit de la maladie mortelle qu'elle savait devoir emporter Bogart. La mort de celui-ci bouleversa sa carrière comme elle bouleversa sa vie : l'urne qui contient les cendres de « Bogie » contient aussi le sifflet d'or dont il avait fait présent à Lauren Bacall lors de leur mariage (et qui rappelait sa célèbre réplique de TO HAYE AND HAYE KOT  « Vous n'avez qu'à siffler»). 
LAUREN BACALL
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Il fallut attendre son remariage en 1961 avec un sosie de Bogart, l'acteur Jason Robbards Jr., pour que s'esquisse un retour. Ce furent successivement SHOCK TREATMEST (du jeune et talentueux Denis Sanders, 1963) et SEX AND THE SINGLE GIRL (1964) une comédie de Richard Quine. Vers la même époque, Lauren Bacall triompha des mois durant à Broadway dans une comédie : Fleur de cactus. Elle est reparue, marquée mais souveraine, dans le très beau «thriller, en forme de reconstitution, de Jack Smight HARPER (Détective privé, 1965) puis, en 1974 seulement, dans MURDER ON THE ORIENT EXPRESS (Le Crime de l'Orient-Express de Sydney Lumet ; en 1977 dans THE SHOOTIST de Don Siegel. En 2009, elle obtient un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.
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