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AUDREY HEPBURN

Publié le par Laurent Bigot

AUDREY HEPBURN
Audrey Hepburn est une actrice américaine, d'origine anglaise, née à Bruxelles le 4 mai 1929 et décédée le 20 janvier 1993 à Tolochenaz (Suisse). Venue très jeune à Londres, elle paraît obscurément dans des «shows» de TV tout en poursuivant des études de danse (1946) et fait de la figuration (YOUNG WIVES TALES) pour paraître enfin au générique de DE L'OR EN BARRES, où elle a une courte scène avec Alec Guinness. En 1951, elle joue aussi dans NOUS IRONS A MONTE-CARLO, de Jean Boyer, et c'est la première chance de sa vie : Colette la remarque pendant le tournage et lui demande d'être interprète de Gigi sur une scène de Broadway, dans la mise en scène de Raymond Rouleau.
La critique new-yorkaise lui fait un triomphe, et Audrey Hepburn continue avec Ondine, de Jean Giraudoux. En 1952, William Wyler prépare sa comédie ROMAN HOLIDAY (Vacances romaines) : Jean Simmons, à qui il avait d'abord songé, se récuse, et il engage Audrey Hepburn qui se trouve d'un coup vedette de cinéma, par la seule vertu de sa fraîcheur enchanteresse, de sa vivacité et de son extraordinaire distinction jusque dans la gaminerie. 
 

 

AUDREY HEPBURN
AUDREY HEPBURN
Un visage anguleux, mais «dévoré » par des yeux immenses, un corps «androgyne» mais en vérité proportionné selon les canons de la séduction la plus moderne, assurent son prestige sur les esprits les moins attardés dans le culte des «vamps» et des «divas» d'autrefois. En 1953, nouveau succès grâce à Billy Wilder, qui la choisit pour SABRINA aux côtés de Bogart et de Holden : très supérieur à ROMAN HOLIDAY, qui cherchait à s'appuyer sur une anecdote sentimentale inspirée de l'actualité, SABRINA dépouille Audrey Hepburn de ses airs de «princesse» pour un jeu plus libre et plus pervers dans l'ingénuité : elle y révèle ses dons de comédienne, qu'elle utilisera avec discernement (un film par an, deux parfois, jamais davantage).
Cette femme-enfant a réussi dès lors à s'imposer comme actrice, au-delà de la trentaine, en gardant sa souplesse de jeune faon (malgré une certaine stéréotypie dans les gestes), un naturel ravissant, elle avait même paru assurée d'une carrière nouvelle avec l'ambitieuse comédie musicale de George Cukor, MY FAIR LADY (1964), sur le thème - combien approprié - de Pygmalion revu par O.B. Shaw. Mais une vie personnelle préférée à sa célébrité (mariée en 1955 à Mel Ferrer, elle en a divorcé en 1963) a espacé ses films. 

 

AUDREY HEPBURN
AUDREY HEPBURN
Audrey Hepburn avait tourné entre-temps, comme rôles principaux, WAR AND PEACE (Guerre et Paix, de King Vidor, 1956) où elle fut une Natacha suffisamment romantique, sinon en tous points conforme au personnage de Tolstoï ; FUNNY FACE (Drôle de frimousse, 1957), le chef-d’œuvre de Stanley Donen, près d'un Astaire sexagénaire mais toujours bondissant ; et également auprès d'un sexagénaire, Gary Cooper, le délicieux LOVE IN AFTERNOON (alias ARIANE), de Billy Wilder (1957) ; GREEN MANSIONS (1959), curieux et décevant film que Mel Ferrer tint à diriger lui-même, mais qui méritait mieux que son échec ; LE VENT DANS LA PLAINE (1960, de John Huston), l'un de ses rares rôles dramatiques ; le brillant BREAKFAST AT TIFFANY'S (Blake Edwards, 1961), où elle déploie le maximum de naturel dans le maximum de sophistication farfelue ; CHARADE (Stanley Donen, 1962) ; PARIS WHEN IT SIZZLES (Deux têtes folles, de Richard Quine, 1963). Pour MY FAIR LADY, qui a coûté au total 17 millions de dollars, la presse a renoncé à publier le prix «royal » versé à Audrey Hepburn qui y joue, y chante et y danse. L'ex-farfadet y est éblouissante, ce film marqua «le début de la fin» de sa carrière. Remariée à un médecin suisse, elle n'a plus tourné que dans la pesante comédie de William Wyler : HOW TO STEAL A MILLION (1966), dans le petit chef-d'œuvre de Stanley Donen : TWO FOR THE ROAD (1967) et dans un film d’épouvante, de Terence Young : WAIT UNTIL DARK (1968). On l'a revue dans un film de Richard Lester : RORIN ET MARIAN (La Rose et la flèche, 1976), puis dans LIES PAR LE SANG de Terence Young (1980).
Elle eut un engagement important pour des causes humanitaires. Elle fut ambassadrice de l'Unicef entre 1988 et 1992 et son action est aujourd'hui poursuivie par l'Audrey Hepburn Children’s Fund, œuvre caritative fondée en 1994, un an après sa mort des suites d'un cancer de l'appendice d'évolution foudroyante.
Elle a également marqué son époque et la mode par l'incarnation d’un certain « chic » créé par le couturier Hubert de Givenchy dont elle fut l'amie et l'égérie.

 

AUDREY HEPBURN
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