Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

3 - AN AMERICAN IN PARIS – Vincente Minnelli (1951)

Publié le par Laurent Bigot

L’idée de départ appartient, comme d'habitude, à Arthur Freed. A une réunion à laquelle assistaient Kelly, Alan Jay Lerner, Minnelli et Saul Chaplin, Freed déclare : "Maintenant, voilà l'idée : c'est un Américain, et il vit à Paris." Auparavant, il avait obtenu d'Ira Gershwin, le frère de George Gershwin, et son collaborateur habituel, l'autorisation (payée très cher) d'utiliser l'un des titres les plus célèbres du compositeur de Rhapsody in Blue, et de choisir exclusivement ses chansons pour en faire un film. A partir de là, le travail des différents collaborateurs du film se fera pratiquement à l'envers. Une musique existe, ainsi que des chansons. Restent à trouver une histoire et des idées chorégraphiques. Freed souhaite aussi utiliser intégralement An Americain in Paris pour le finale.
 
La pré-production commence au printemps 1949. Minnelli et Kelly sont les premiers concernés. Dans les années trente à Broadway, Minnelli était un des familiers des frères Gershwin, et avait travaillé avec eux. Resté près de deux ans sans collaborer avec Freed, il a gardé toute sa confiance. Leur première décision est de demander à Alan Jay Lerner de développer un scénario. Lerner fait partie de l'équipe depuis 1948. Il a déjà à son actif quelques succès notables à Broadway, comme Brigadoon. Et c'est un ami personnel d'Ira Gershwin, d'Oscar Levant et de Minnelli. Il vient d'écrire Royal Wedding que réalise Stanley Donen, avec Fred Astaire et Jane Powell, pour Arthur Freed naturellement. Ira Gershwin leur donne accès aux archives de son frère pour une première sélection : le scénario s'articule en fonction des chansons. Il entre aussi dans leur projet un élément de gageure : Les Chaussons rouges, de Michael Powell et Emeric Pressburger, vient de remporter un succès considérable, avec un ballet de 17 minutes : la Metro ne pouvait faire moins ! 
 
3 - AN AMERICAN IN PARIS – Vincente Minnelli (1951)

Commenter cet article