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PIERRE BRASSEUR

Publié le par Laurent Bigot

PIERRE BRASSEUR
Pierre Brasseur est un acteur français, né (Pierre-Albert Espinasse) à Paris le 22 décembre 1905, mon le 14 août 1972 à Brunico (Italie) lors du tournage du film d'Ettore Scola : LA PlU BELLA SERATA DELLA SUA VITA (La Plus belle soirée de ma vie). Très jeune, il débute au théâtre, guidé par les conseils de Harry Baur et de Dorival. Il écrit des poèmes, aussi des pièces de théâtre : Ancre noire (1921) ; Homme du monde (1928) ; Cœur à gauche (1929) ; Grisou (en collaboration avec Marcel Dalio, en 1936 - cette dernière pièce deviendra un film, en 1938, réalisé par M. de Canonge) ; Un ange passe (1943) ; Sainte Cécile (1944) ; Le Mascaret (1947). 
PIERRE BRASSEUR
Sur cet acteur, qui a lui-même son folklore, courent des adjectifs entre lesquels choisir serait prétention folle : adjectifs qui s'opposent, se doublent mais se corrigent ; à peu près ceux-ci, dans l'ordre alphabétique, ordre absurde, mais quel autre adopter ? Ceux-ci donc : amical, anxieux, braillard, double, entreprenant, fracassant, généreux, génial, insomniaque, jacassant, lyrique, maniaque, monstrueux, multiple, ombrageux, oublieux, perdu, prétentieux, saturnin, secourable, secret, sympathique, tourmenté, trivial, troublé, unique. Unique sans nul doute, et pourquoi? Il est plus grand que nature. C'est comme si l'expression «monstre sacré, avait été inventée pour lui. Peut-être est-il né par erreur au 20e siècle, plutôt qu'au 19e  siècle, étant fait, plutôt que pour les Champs-Elysées, pour le boulevard du Crime. Ses triomphes personnels sur scène, dans les mélos sartriens et dans Kean contribuent à le faire penser. 

 

PIERRE BRASSEUR
Sa carrière cinématographique - 80 films – fragmentée, monstrueusement inégale, a très mal honoré ses dons : si c'est sa faute, c'est celle aussi d'une production hâtive et dispersée, stupidement bâclée aux yeux de qui regarde ses ensembles. C'est seulement dans les scénarios de Jacques Prévert qu'il a trouvé la mise en valeur de ses talents, là seulement qu'il déploie une sorte d'homogénéité. Dans nombre d'autres films, cependant, il a laissé sa marque, par ses exploits et fracas. Mais par-dessus tout reste fixée dans la mémoire l'image du jeune dévoyé blafard el inquiétant, de QUAI DES BRUMES, que Gabin «corrigeait- à coups de gifles magistrales. Cette scène qui marque un tournant dans la carrière de Pierre Brasseur, est aussi l'un des grands moments du cinéma français. 

 

PIERRE BRASSEUR
Entre 80 films désassortis comme un catalogue, toute sélection est arbitraire, absurde. Retenons tout de même : LA FILLE DE L'EAU, ouvrage de Jean Renoir où il fait ses débuts en 1924 ; I.F.I NE REPOND PLUS, de Karl Hart (1931) ; UN OISEAU RARE, de Richard Pottier et QUADRILLE D'AMOUR, de Richard Eichberg (1935) ; CLAUDINE A L'ECOLE, de Serge de Poligny (1937) ; QUAI DES BRUMES, de Marcel Camé. LE SCHPOUNTZ, de Marcel Pagnol et VERDI, de Carmine Gallone (1938) ; LE SOLEIL A TOUJOURS RAISON, de Pierre Billon (1941) ; LUMIÈRE D'ÉTE de Jean Grémillon (1942) : ADIEU LÉONARD, de Pierre Prévert (1943) ; LES ENFANTS DU PARADIS, de Marcel Camé (1944) ; LE PAYS SANS ETOILES, de G. Lacombe et JERICHO, de Henri Calef (1945) ; LES PORTES DE LA NUIT, de Marcel Camé et L'ARCHE DE NOE de Henry Jacques (1946) ; LES AMANTS DE VERONE, d'A. Cayatte (1948) ; JULIE DE CARNElLHAN, de Jacques Manuel (1949) ; SOUVENIRS PERDUS, de Christian-Jaque (1950) ; BARBE-BLEUE, de Christian-Jaque, LE PLAISIR, de Max Ophuls et LES MAINS SALES, de Saslavsky (1951) ; LA BERGERERE ET LE RAMONEUR, de Prévert el Grimault (voix de l'oiseau) (1952) ; RASPOUTINE, de G. Combret, LA TOUR DE NESLE, d'Abel Gance, NAPOLÉON, de Guitry, et OASIS (1954) ; PORTE DES LILAS, de René Clair (1956) ; SANS FAMILLE, d'André Michel (il participa au scénario de ce film) (1957) ; LES GRANDES FAMILLES, d'Henri Verneuil (1958) ; L’AFFAIRE NINA B, de Robert Siodmak (1961)  LES BONNES CAUSES, de Christian-Jaque (1962) ; LA VIE DE CHATEAU, de J.-P. Rappeneau (1965). 

 

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