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2 - [pré-code] SAFE IN HELL (La fille de l’enfer) – William A. Wellman (1931)

Publié le par Laurent Bigot

2 - [pré-code] SAFE IN HELL (La fille de l’enfer) – William A. Wellman (1931)
À propos de Safe in Hell, « c’est un film zozo » s’exclame Bertrand Tavernier, venu présenter la rétrospective William Wellman dans le cadre du festival Lumière, organisé à Lyon par l’Institut Lumière que le cinéaste préside.
Zozo, on ne saurait dire mieux à propos de ce film Pré-Code, ainsi dénommé parce qu’il a été tourné en 1931, soit trois ans avant l’instauration d’un code de censure, imposé aux producteurs par Will Hays et Joseph Breen. Autant dire qu’en 1931, on peut parler librement de prostitution, de sexe, de désir, autant de sujets qui débordent littéralement dans ce fabuleux film qui s’ouvre sur les jambes gainées de bas de Dorothy Mackaill, négligemment posées sur un bureau.
Tavernier soulignait à juste titre, en préambule, combien Bill Wellman, malgré sa réputation de macho, savait filmer ses actrices. Celles-ci font facilement le coup de poing, comme on le voit dans Wild Boys on the Road et également dans ce Safe in Hell. Ce sont des dures, frappées par la vie mais qui ne s’en laissent pas conter. 
(Jean-Charles Lemeunier)
Au début des années 20, avant qu’Hollywood impose le respect d’un code de censure régissant la production de films, l’attitude libertaire de l’époque se reflétait au cinéma. Nudité, adultère, prostitution ou encore références à la mafia fleurissent sans contraintes sur les écrans. En 1934, l’établissement d’un bureau spécial de censure met fin à l’ère Pré-Code…
 
Une ex-secrétaire tue accidentellement l'homme qui l'a fait tomber dans la prostitution. Son fiancé, un marin de la marine marchande qui s'était longuement absenté, l'emmène sur une petite île des Caraïbes qui ne pratique pas l'extradition. Elle doit y séjourner seule dans un hôtel en compagnie d'hommes qui, eux aussi, fuient la justice... Le scénario de Safe in Hell est assez étrange, la fin est même très surprenante (même en gardant à l'esprit qu'à cette époque de montée des codes de moralité, il y avait de fortes pressions pour que les gens qui ont fauté paient pour leurs actes). 

 

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