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IT’S A WONDERFUL LIFE (La Vie est belle) – Frank Capra – 1946

Publié le par Laurent Bigot

IT’S A WONDERFUL LIFE (La Vie est belle) – Frank Capra – 1946
La vie est belle est le film préféré de Frank Capra et de James Stewart. Première production de la nouvelle compagnie du Cinéaste, Liberty Films, créée en association avec George Stevens et William Wyler, il ne fut toutefois qu'une demi-réussite au box -office, son idéalisme et son sentimentalisme ne correspondant plus à l'air du temps, singulièrement désabusé, de l'après-guerre. Mais plus tard, grâce à sa diffusion chaque année à la télévision pendant les fêtes de Noël, il acquit une réputation de film familial fondamentalement américain, qui fut amplifiée vers la fin des années 70 sous l'influence du retour au conservatisme des Etats-Unis à l’heure du bicentenaire. Aujourd'hui, cette trente-deuxième œuvre de fiction signée Capra fait figure de film culte outre-Atlantique. Les Américains y trouvent, regroupés en un peu plus de deux heures de projection, les fondements mêmes de leur idéologie de toujours, celle qui remonte à la naissance 
IT’S A WONDERFUL LIFE (La Vie est belle) – Frank Capra – 1946
Se succèdent à un rythme soutenu la foi américaine en un Dieu qui protège ce peuple prédestiné (la structure du film en un long flash-back symbolise cette forme d'élection divine de la nation américaine à travers l’intervention du ciel en faveur de James Stewart, Harry Cheshire, Thomas Mitchell, Frank Hagney et Lionel Barrymore dans La vie est belle
IT’S A WONDERFUL LIFE (La Vie est belle) – Frank Capra – 1946
Rapporté à l'ensemble de son œuvre, La vie est belle nous apparaît trop comme un film volontairement répétitif où Capra s'impose à tout prix de renouer avec ses admirateurs en " faisant du « sur-Capra ». La séquence « céleste » au début, le maquillage et le jeu souligné « à la Dickens» de Lionel Barrymore et le miracle final constituent une surenchère artificielle dans le registre de la Capra touch, surenchère qui contraste maladroitement avec le reste du film, qui demeure beaucoup plus fidèle à la tradition réaliste du cinéaste. A force de vouloir redevenir trop vite Lui-même, Capra se parodiait involontairement. 
IT’S A WONDERFUL LIFE (La Vie est belle) – Frank Capra – 1946
En revanche, son travail technique et esthétique est en tout point semblable à celui qui fit toute la qualité de ses chefs-d'œuvre d'avant-guerre. En aucune façon Capra n'avait perdu la main. Mais, idéologiquement, il commençait à regarder la vie dans son rétroviseur. 
IT’S A WONDERFUL LIFE (La Vie est belle) – Frank Capra – 1946

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