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DRÔLE DE DRAME - Marcel Carné - 1937

Publié le par Laurent Bigot

DRÔLE DE DRAME - Marcel Carné - 1937
L’histoire :
Irwin Molyneux écrit sous le pseudonyme de Félix Chapel des romans policiers fortement critiqués par Archibald Soper, évêque de Bedford, son cousin. Invité à dîner par le couple Molyneux, Archibald trouve très étrange que la femme de son cousin soit absente. Irwin invente toutes sortes de mensonges maladroits pour justifier l’absence de sa femme, qui est en fait aux cuisines à s’occuper du dîner, en raison de la démission de sa cuisinière. Mais Archibald se met à soupçonner son cousin… Le lendemain, après une nuit passée au domicile d’Irwin Molyneux, il appelle Scotland Yard…
Du témoignage même d’Alexandre Trauner, Prévert s’est beaucoup amusé en écrivant les dialogues de Drôle de drame, notamment tous ces aphorismes, ces proverbes, légèrement appuyés qui font qui produisent des effets délirants tout au long du récit. Comme par exemple, tout au début du film, dans la première scène où l’évêque de Bedfort (interprété par Louis Jouvet) en train d’haranguer la foule sur le mauvais esprit… « (…) Vous lisez les mauvais livres, écrits avec la mauvaise encre du mauvais esprit ! Vous misez des romans légers…, des romans licencieux…, des romans polissons comme disent les français…, ou bien alors des romans policiers, crapuleux et sordides. Mais vous n’êtes pas les plus coupables, pauvres misérables pêcheurs. Ce sont ceux qui écrivent ces livres qui sont les véritables malfaiteurs »

Du témoignage même d’Alexandre Trauner, Prévert s’est beaucoup amusé en écrivant les dialogues de Drôle de drame, notamment tous ces aphorismes, ces proverbes, légèrement appuyés qui font qui produisent des effets délirants tout au long du récit. Comme par exemple, tout au début du film, dans la première scène où l’évêque de Bedfort (interprété par Louis Jouvet) en train d’haranguer la foule sur le mauvais esprit… « (…) Vous lisez les mauvais livres, écrits avec la mauvaise encre du mauvais esprit ! Vous misez des romans légers…, des romans licencieux…, des romans polissons comme disent les français…, ou bien alors des romans policiers, crapuleux et sordides. Mais vous n’êtes pas les plus coupables, pauvres misérables pêcheurs. Ce sont ceux qui écrivent ces livres qui sont les véritables malfaiteurs »

Sur l’image en bas en droite, déguisé en femme, c’est Pierre Alcover (l’inspecteur Bray) et à gauche, Jean-Louis Barrault qui est tout jeune, il a 27 ans, c’est son neuvième film puisqu’il a débuté en 1935 dans Les Beaux jours de Marc Allegret et six ans plus tôt il travaillait chez Charles Dullin, il appris le mime chez Etienne Decroux. Dans Drôle de drame, il joue le personnage de William Kramps qui a été inventé de toute pièce par Jacques Prévert, Barrault jouait déjà dans Jenny de Carné et sera le Baptiste dans Les Enfants du paradis

Sur l’image en bas en droite, déguisé en femme, c’est Pierre Alcover (l’inspecteur Bray) et à gauche, Jean-Louis Barrault qui est tout jeune, il a 27 ans, c’est son neuvième film puisqu’il a débuté en 1935 dans Les Beaux jours de Marc Allegret et six ans plus tôt il travaillait chez Charles Dullin, il appris le mime chez Etienne Decroux. Dans Drôle de drame, il joue le personnage de William Kramps qui a été inventé de toute pièce par Jacques Prévert, Barrault jouait déjà dans Jenny de Carné et sera le Baptiste dans Les Enfants du paradis

Les rapports entre Louis Jouvet et Michel Simon étaient exécrables, cette inimitié remontait déjà à quelques années, en 1926 plus précisément. Michel Simon avait rejoint la troupe de Louis Jouvet à la Comédie des Champs Elysées, après avoir quitté Georges Pitoëff et cette animosité avait atteint un sommet lors de la « générale » de Jean de la Lune pour lequel Michel Simon avait été imposé par l’auteur, Marcel Achard, contre l’avis de Louis Jouvet. Les répétitions s’étaient très mal passées, Michel Simon (dans le rôle de Clotaire) vola littéralement la vedette à Louis Jouvet (dans le rôle de Jef). Les représentations fut jouées à guichet fermé pendant plusieurs mois, tout le monde venait voir la prestation de Michel Simon pendant que Louis Jouvet pestait en disant « mais ce con est en train de transformer cette pièce en vaudeville ». Les deux hommes ne se parlaient plus dans les coulisses. Alors ils se retrouvèrent quelques années plus tard sur le plateau de Drôle de drame, la tension est toujours là. Le premier jour du tournage Michel Simon dit à Louis Jouvet « Votre rôle est admirable » Louis Jouvet lui répond « Je sais, j’ai refusé le vôtre » ce qui était complètement faux. A un autre moment Michel Simon se permet de bafouiller alors que la diction de Louis Jouvet lui impose de pouvoir parler à un rythme extrêmement régulier, jusqu’au jour où Louis Jouvet se trompe et Michel Simon lui fait remarquer à haute voix sur le plateau, ce qui déclenche la colère de Louis Jouvet.

Les rapports entre Louis Jouvet et Michel Simon étaient exécrables, cette inimitié remontait déjà à quelques années, en 1926 plus précisément. Michel Simon avait rejoint la troupe de Louis Jouvet à la Comédie des Champs Elysées, après avoir quitté Georges Pitoëff et cette animosité avait atteint un sommet lors de la « générale » de Jean de la Lune pour lequel Michel Simon avait été imposé par l’auteur, Marcel Achard, contre l’avis de Louis Jouvet. Les répétitions s’étaient très mal passées, Michel Simon (dans le rôle de Clotaire) vola littéralement la vedette à Louis Jouvet (dans le rôle de Jef). Les représentations fut jouées à guichet fermé pendant plusieurs mois, tout le monde venait voir la prestation de Michel Simon pendant que Louis Jouvet pestait en disant « mais ce con est en train de transformer cette pièce en vaudeville ». Les deux hommes ne se parlaient plus dans les coulisses. Alors ils se retrouvèrent quelques années plus tard sur le plateau de Drôle de drame, la tension est toujours là. Le premier jour du tournage Michel Simon dit à Louis Jouvet « Votre rôle est admirable » Louis Jouvet lui répond « Je sais, j’ai refusé le vôtre » ce qui était complètement faux. A un autre moment Michel Simon se permet de bafouiller alors que la diction de Louis Jouvet lui impose de pouvoir parler à un rythme extrêmement régulier, jusqu’au jour où Louis Jouvet se trompe et Michel Simon lui fait remarquer à haute voix sur le plateau, ce qui déclenche la colère de Louis Jouvet.

Cette jeune comédienne est Nadine Vogel. Elle n’est pas très connue, elle n’a pas fait une très grande carrière à cause de ses problèmes de santé. Elle a joué dans sept films seulement dont Drôle de drame et Alerte en méditerranée (de Léo Joannon) et elle a fait une très courte apparition dans Les Liaisons dangereuses, version Roger Vadim. C’était la belle-sœur du leader communiste Paul Vaillant Couturier. Elle a été mariée jusqu’en 1950 avec le réalisateur Marc Allegret.

Cette jeune comédienne est Nadine Vogel. Elle n’est pas très connue, elle n’a pas fait une très grande carrière à cause de ses problèmes de santé. Elle a joué dans sept films seulement dont Drôle de drame et Alerte en méditerranée (de Léo Joannon) et elle a fait une très courte apparition dans Les Liaisons dangereuses, version Roger Vadim. C’était la belle-sœur du leader communiste Paul Vaillant Couturier. Elle a été mariée jusqu’en 1950 avec le réalisateur Marc Allegret.

Jean-Pierre Aumont est la véritable vedette du film, il était sous contrat avec le producteur Édouard Corniglion-Molinier, c’était une grande vedette à l’époque grâce au succès du Lac aux Dames, L’Equipage, Les Beaux jours…  Il avait travaillé jadis avec Louis Jouvet au théâtre de l’Athénée. Il retrouve son maître sur le plateau de Drôle de drame.

Jean-Pierre Aumont est la véritable vedette du film, il était sous contrat avec le producteur Édouard Corniglion-Molinier, c’était une grande vedette à l’époque grâce au succès du Lac aux Dames, L’Equipage, Les Beaux jours… Il avait travaillé jadis avec Louis Jouvet au théâtre de l’Athénée. Il retrouve son maître sur le plateau de Drôle de drame.

L’extrait diffusé se termine par la séquence du « télégramme »  entre Michel Simon et Louis Jouvet. Une autre scène avait été tournée et montée, elle apparaissait dans les copies d’origines lors de la sortie au Colisée en 1937, mais qui n’existe plus dans les copies actuelles. On y voyait Louis Jouvet et Michel Simon dans la chambre, cette scène était un peu redondante par rapport à celle qui la précédait. L’évêque faisait beaucoup d’allusions au fait que Molyneux aurait pu tuer son épouse Margarett. Il lui disait notamment en évoquant William Kramps : « Vous ne trouvez pas étrange que celui qui a commis le crime puisse garder sur son visage toute les apparences de la sérénité. Vous tremblez »  et Michel Simon lui répond : « Non non, j’ai un petit froid »  et il repartait, la scène se terminait avec Louis Jouvet entrain de dire « Pauvre Margarett ».
DRÔLE DE DRAME - Marcel Carné - 1937
MOLYNEUX : L'évêque veut passer la nuit ici ! 
MARGARETT : Comment ?... Mais ce n'est pas possible !
MOLYNEUX : Hélas !... Il a demandé quand vous deviez rentrer. Pris à l'improviste, j'ai répondu demain matin. Il a dit... "bien... très bien... J'attendrai Margarett et je prendrai le train après déjeuner".
MARGARETT : Après déjeuner ! Mais c'est horrible !
MOLYNEUX : A force d'écrire des choses horribles !...

 

L'INSPECTEUR BRAY : Alors c'est un système..., un système systématique. Vous refusez de répondre, systématiquement !

L'INSPECTEUR BRAY : Alors c'est un système..., un système systématique. Vous refusez de répondre, systématiquement !

DRÔLE DE DRAME - Marcel Carné - 1937
MOLYNEUX : Et il n'a pas l'air dans son état normal ! (en parlant de l'évêque). Pourtant il a bu très peu. Et si vous aviez vu comment il me regardait !!! C'était horrible !
MARGARETT : Ah ! c'est votre faute, aussi, à cause d'écrire des choses horribles. Je ne vais pas tout même pas passer ma vie dans cette cuisine..., comme une cuisinière.
MOLYNEUX : Oui, mais quoi ?
MARGARETT : Il faut partir d'ici. Quand il verra qu'il n'y a plus personne, il sera bien obligé de s'en aller, lui aussi.
MOLYNEUX : Mais où irons-nous ?... ma pauvre amie.
MARGARETT : N'importe où..., à l'hôtel... Allez! allez !...
 
Le comédien qui joue le rôle de l’inspecteur s’appelle Pierre Alcover, C’est un acteur d’origine espagnole, il a fait le conservatoire puis sociétaire à la Comédie Française. Sa carrière cinématographique, notamment la période parlante que nous connaissons le mieux, n’est pas extrêmement brillante, néanmoins c’est lui qui joue le rôle du forçat dans La Petite Lise de Jean Grémillon et aussi l’un des truands dans L’Affaire du courrier de Lyon de Claude Autant-Lara. Sa carrière va aller decrescendo à cause d’une maladie, il a des pertes de mémoire terribles. Lorsqu’il tournera quelques années plus tard avec Marcel dans Les Enfants du paradis pour remplacer Robert Le Vigan, Pierre Alcover n’arrivera pas à prononcer plus de trois mots, dixit Marcel Carné.

Le comédien qui joue le rôle de l’inspecteur s’appelle Pierre Alcover, C’est un acteur d’origine espagnole, il a fait le conservatoire puis sociétaire à la Comédie Française. Sa carrière cinématographique, notamment la période parlante que nous connaissons le mieux, n’est pas extrêmement brillante, néanmoins c’est lui qui joue le rôle du forçat dans La Petite Lise de Jean Grémillon et aussi l’un des truands dans L’Affaire du courrier de Lyon de Claude Autant-Lara. Sa carrière va aller decrescendo à cause d’une maladie, il a des pertes de mémoire terribles. Lorsqu’il tournera quelques années plus tard avec Marcel dans Les Enfants du paradis pour remplacer Robert Le Vigan, Pierre Alcover n’arrivera pas à prononcer plus de trois mots, dixit Marcel Carné.

DRÔLE DE DRAME - Marcel Carné - 1937
La photo de Drôle de drame est signée Eugen Schüfftan, un grand chef opérateur allemand qui a été littéralement imposé par Marcel Carné. A l’époque  toute la photo des chefs opérateurs allemands était généralement assimilée au clair-obscur, aux décors sombres. Et dans ce film Marcel Carné l’emploie dans un film qui se manifeste par sa très grande clarté. Eugen Schüfftan avait débuté en Allemagne, il avait travaillé avec Fritz Lang, il était au générique de Les hommes le dimanche, le film de Robert Siodmak. Il est venu en France où il travailla avec Marcel L’Herbier, Max Ophuls, il partira au moment de l’invasion allemande puis ira aux Etats Unis ou il travaillera beaucoup avec des metteurs en scène exilés européens comme Douglas Sirk ou Robert Siodmak. Il recevra en 1962 l’Oscar de la meilleure photographie pour L’Arnaqueur de Robert Rossen.
Dans Drôle de drame le groupe Octobre n’est jamais loin puisqu’apparaît très fugitivement en l’espace de quelques plans Guy Decomble qui avec Lou Bonin, celui qui fit les costumes de Drôle de drame, et Jacques Prévert étaient les fondateurs du groupe Octobre en 1932. Guy Decomble aura une carrière assez riche par la suite, c’est lui qui fera le forain dans Jour de fête de Jacques Tati et celui qui interprète l’instituteur dans Les 400 coups de François Truffaut.

Dans Drôle de drame le groupe Octobre n’est jamais loin puisqu’apparaît très fugitivement en l’espace de quelques plans Guy Decomble qui avec Lou Bonin, celui qui fit les costumes de Drôle de drame, et Jacques Prévert étaient les fondateurs du groupe Octobre en 1932. Guy Decomble aura une carrière assez riche par la suite, c’est lui qui fera le forain dans Jour de fête de Jacques Tati et celui qui interprète l’instituteur dans Les 400 coups de François Truffaut.

DRÔLE DE DRAME - Marcel Carné - 1937

L'INSPECTEUR BRAY : Une seule méthode..., c'est la mienne et c'est la bonne : attendre les événements. On attend !... et quand ils arrivent, on saute dessus.

Henri Guisol tient le rôle du journaliste poivrot (Buffington), un comédien niçois qui malheureusement au cinéma n’a pas fait la carrière qu’il aurait pu faire. Il n’a pas eu la même notoriété sur le grand écran que sur la scène des théâtres où il eut beaucoup de succès. Il a été souvent remarquable dans des seconds rôles notamment dans Trois valses de Ludwig Berger ainsi que dans Le Crime de M. Lange de Renoir.

Henri Guisol tient le rôle du journaliste poivrot (Buffington), un comédien niçois qui malheureusement au cinéma n’a pas fait la carrière qu’il aurait pu faire. Il n’a pas eu la même notoriété sur le grand écran que sur la scène des théâtres où il eut beaucoup de succès. Il a été souvent remarquable dans des seconds rôles notamment dans Trois valses de Ludwig Berger ainsi que dans Le Crime de M. Lange de Renoir.

DRÔLE DE DRAME - Marcel Carné - 1937

BILLY (à Eva) : Hum !... Vous voyez, vous ne savez rien du tout. Vous parlez comme ça pour ne rien dire. Vous croyez qu'il y a des choses qu'on fait et d'autres qu'on ne fait pas ; c'est idiot ! Tenez, l'autre jour, je vous ai embrassée. Il paraît que ça fait partie des choses qui ne se font pas mais puisque nous l'avons fait, c'est que ça se fait... et les choses qu'on a faites, pourquoi ne pas les refaire si ça nous a fait plaisir..., si ça vous a fait plaisir.

DRÔLE DE DRAME - Marcel Carné - 1937
Margarett est assise, William est à ses pieds, maintenant assis à la turque.
WILLIAM KRAMPS (avec un geste tendre et lyrique) : L'amour !
MARGARETT (rêveuse et sceptique) : L'amour ?
Elle se lève, il se lève.
WILLIAM KRAMPS (il fait sa voix plus douce) : L'amour...
MARGARETT : L'amour..., l'amour...
William se précipite vers elle et l'enlace fébrilement.
WILLIAM KRAMPS : L'amour... Daisy..., l'amour...
MARGARETT (rêveuse et se laissant faire) : L'amour !

 

DRÔLE DE DRAME - Marcel Carné - 1937

WILLIAM KRAMPS : Comme c'est drôle la vie ! Il y a des gens que je vois comme ça..., une seule fois... Je les regarde, ils sont vivants... Et quand je m'en vais, ils sont morts.

WILLIAM KRAMPS : Qu'est-ce qui est le plus horrible ?... Tuer ou être tué ?... Qu'est-ce qu'on en sait ? D’ailleurs c'est vous qui l'avait écrit !

WILLIAM KRAMPS : Qu'est-ce qui est le plus horrible ?... Tuer ou être tué ?... Qu'est-ce qu'on en sait ? D’ailleurs c'est vous qui l'avait écrit !

WILLIAM KRAMPS : Vous comprenez. Moi, dans le fond ça m'arrange de tuer les bouchers parce-que, de ma nature, je suis plutôt sensible. J'ai jamais fait de mal à une mouche, j'aime bien les bêtes, j'ai une passion pour les animaux ! Tandis que les bouchers, eux, ils les tuent les animaux. Alors, moi, je tue les bouchers... Vous comprenez ! (...) Et puis je leur prends leur argent aux bouchers. Puisqu'ils tuent les animaux, les bouchers, et que je les aime, les animaux, j'ai pas de remords, vous comprenez. Un peu d'argent...un boucher de temps en temps, un peu de soleil...un peu d'amour.

WILLIAM KRAMPS : Vous comprenez. Moi, dans le fond ça m'arrange de tuer les bouchers parce-que, de ma nature, je suis plutôt sensible. J'ai jamais fait de mal à une mouche, j'aime bien les bêtes, j'ai une passion pour les animaux ! Tandis que les bouchers, eux, ils les tuent les animaux. Alors, moi, je tue les bouchers... Vous comprenez ! (...) Et puis je leur prends leur argent aux bouchers. Puisqu'ils tuent les animaux, les bouchers, et que je les aime, les animaux, j'ai pas de remords, vous comprenez. Un peu d'argent...un boucher de temps en temps, un peu de soleil...un peu d'amour.

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