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10 & 11 & 12 - THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955

Publié le par Laurent Bigot

Richard finit par permettre à sa voisine de coucher chez lui afin qu'elle puisse profiter de l'air conditionné.

10 & 11 & 12 - THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955
A défaut de traiter explicitement de l’adultère (ce qui était le sujet de la pièce), Billy Wilder compose une satire intelligente des comportements sociaux liés à la sexualité et à la régression animale (Sherman et Marilyn vont au cinéma voir L’Etrange créature du lac noir, un choix loin d’être anodin) derrière le vernis propre d’une civilisation sophistiquée et organisée. Aidé par l’élégante photographie de Milton Krasner et des espaces proposés par le Cinémascope, il parvient joliment à faire vivre ce huis clos étouffant, propice à l’enchevêtrement rocambolesque des fantasmes et de la réalité, dans lequel un homme se voit mis à l’épreuve avant de s’en retourner assagi vers son épouse. L’origine théâtrale du film se fait pourtant souvent sentir, le réalisateur ayant signé (avant et après ce film) des œuvres plus séduisantes et inspirées, visuellement parlant. On pourra aussi regretter la relative fadeur de Tom Ewell (créateur du personnage au théâtre), même si ce manque de relief renforce l’identification à l’homme ordinaire. Le réalisateur souhaitait engager Walter Matthau mais les producteurs en décidèrent autrement, le comédien étant alors totalement inconnu au cinéma. Que ces quelques reproches ne vous empêchent pas d’apprécier à sa juste valeur cette belle comédie de mœurs qui prouve, une fois de plus, que le roué et libertin Billy Wilder fut un artiste et un caricaturiste incontournable de l’âge d’or hollywoodien. (DVDCLASSIK)

Le matin, il imagine Helen survenant à l’improviste et, découvrant la présence d’une femme, l’abattant à coups de revolver.

10 & 11 & 12 - THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955
Dans Sept ans de réflexion, l’entrée fracassante de Marilyn dans l’univers du mâle américain démangé par le démon de midi est particulièrement drôle et pertinente ("itch" signifie "démangeaison" en anglais, The seven year itch renvoie à la remise en question du mariage par l’homme au bout de sept ans). Son personnage manque de tuer le pauvre Richard Sherman en faisant maladroitement tomber un plant de tomates de son étage sur la chaise longue qu’il venait de quitter. L’intrusion de Marilyn dans la vie de Sherman se fait donc sur un plan brutal. L’ingénue affriolante va chambouler l’existence de notre mâle en attente de sexe, fin prêt à mélanger rêve et réalité. Billy Wilder filme Marilyn nue derrière son balcon fleuri, offrant par ce biais une vision du paradis perdu et inaccessible (sauf dans nos fantasmes et donc au cinéma) ainsi que l’image du péché originel. La pagaie oubliée par le fils de Sherman se chargeant, par ses multiples apparitions à l’image (souvent en arrière-plan), de rappeler à notre personnage l’existence de sa famille et sa condition d’homme marié. (DVDCLASSIK)

Tom McKenzie sonne à la porte – ce n’est plus un rêve ! – et Richard l’assomme, le croyant à tort être l’amant d’Helen. Richard décide alors de rejoindre Helen et Ricky et de fuir la tentation.

10 & 11 & 12 - THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955
Contrairement à ce que dit Wilder, on peut penser que la force comique du film provient du fait que Richard Sherman n'a pas d'aventure avec sa voisine et n'en a sans doute pas eu d'autres, demeurant un éternel frustré en dehors de sa vie affective familiale. Quant à Marilyn, elle est simplement resplendissante, jouant avec génie sur la – fausse ? - naïveté de son personnage. 
 

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