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9 - LE ROUGE EST MIS - Gilles Grangier (1957)

Publié le par Laurent Bigot

Il a été compliqué de convaincre le producteur Alain Poiré (futur président de la Gaumont, et père du réalisateur des Visiteurs) pour ne pas édulcorer la violence du scénario : Poiré craint en effet d’effrayer le spectateur, et insiste notamment pour que le film se termine en happy end, ce que Grangier juge « aberrant.» Le cinéaste résistera donc jusqu'au bout, n'acceptant de faire des concessions que pour l'histoire d'amour entre Pierre et Hélène. Pour le reste, Le rouge est mis baigne dans un pessimisme qui en fait le digne équivalent des films noirs hollywoodiens. Quant à l'alchimie du casting, elle fonctionne à merveille, comme le rappellera bien des années plus tard Gilles Grangier : « Gabin était formidable. Son personnage était d'une grande brutalité, et il foutait vraiment la trouille. (...) Lino crevait l'écran. Frankeur et Bozzuffi étaient parfaits. Et je retrouvais Girardot. Elle était bandante l'Annie, et quel talent ! ». Des louanges qui aujourd'hui encore nous paraissent amplement méritées à la vision de ce polar devenu un grand classique des années 50.
(Les citations sont extraites de Passé la Loire, c’est l’aventure, livre d ‘entretiens entre Gilles Grangier et François Guérif, éditions Terrain Vague, 1989)
9 - LE ROUGE EST MIS - Gilles Grangier (1957)

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