Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955

Publié le par Laurent Bigot

Richard Sherman est un parfait Américain marié, un enfant, il se croit heureux. Mais tout va changer, l’espace d’un été, lorsqu’il envoie sa famille en vacances et se retrouve seul à New York. L’arrivée d’une charmante voisine va bousculer sa vie et mettre à rude épreuve sa fidélité. Ce film marque le début de la collaboration entre Billy Wilder et Marilyn Monroe qui se retrouvèrent quatre ans plus tard pour Some Like It Hot (Certains l’aiment chaud). Plus qu’une comédie, Sept ans de réflexion est une œuvre éblouissante sur les tentations et les fantasmes. Qui n’a pas rêvé, un jour, d’avoir Marilyn Monroe comme voisine ? Une voisine à rendre « politically incorrect » tous les américains… Du grand art !

Richard Sherman est un parfait Américain marié, un enfant, il se croit heureux. Mais tout va changer, l’espace d’un été, lorsqu’il envoie sa famille en vacances et se retrouve seul à New York. L’arrivée d’une charmante voisine va bousculer sa vie et mettre à rude épreuve sa fidélité. Ce film marque le début de la collaboration entre Billy Wilder et Marilyn Monroe qui se retrouvèrent quatre ans plus tard pour Some Like It Hot (Certains l’aiment chaud). Plus qu’une comédie, Sept ans de réflexion est une œuvre éblouissante sur les tentations et les fantasmes. Qui n’a pas rêvé, un jour, d’avoir Marilyn Monroe comme voisine ? Une voisine à rendre « politically incorrect » tous les américains… Du grand art !

Déjà les Indiens qui vivaient sur les bords de l'Hudson étaient atteints par la « démangeaison de la septième année» (seven year itch), maladie grave se déclarant en été, aux grosses chaleurs, chez les maris ayant derrière eux sept ans de manage lorsque femme et enfants les laissent seuls pour partir en vacances. Ainsi en va-t-il encore aujourd'hui pour certains célibataires forcés, comme Richard Sherman, collaborateur d'une société d'édition new-yorkaise. Bon époux, bon père, travailleur sérieux, il adopte les meilleures résolutions de sagesse et de fidélité. C'est compter sans sa voisine du dessus, qui oublie ses clés ou qui, arrosant ses plants de tomate, en laisse tomber un sur sa terrasse. Richard l'invite à boire un verre. Et déjà, l'alcool aidant, ses fantasmes se libèrent, il se voit violé par une infirmière, assailli de toutes parts par des créatures enchanteresses, notamment cette locataire du dessus. 
 
THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955
L’île de Manhattan au XVe siècle. Les Indiennes et leurs enfants à peine partis, les hommes, demeurés dans le camp, étaient prêts à suivre la première jeune fille indienne qui passait... Cinq cents ans plus tard, la situation est la même. Richard Sherman-accompagne à la gare sa femme Helen et leur fils Ricky qui partent en vacances pour l'été. Richard est désormais seul ! Il va travailler chez son patron, l'éditeur Brady, puis, rentrant chez lui, fait la connaissance d'une jeune femme blonde qui habite chez un de ses voisins mais qui n'a pas la clé de son appartement. Son esprit commence à vagabonder et il s'imagine être un séducteur auquel les femmes ne peuvent résister. Sa secrétaire, miss Morris, s'offre à lui, se jette sur lui, le précipite sur son bureau et lui déchire sa chemise. Ensuite, c'est l'infirmière miss Finch qui ne peut résister à son charme puis Elaine, la propre amie de sa femme, qui se roule avec lui sur la plage comme dans Tant qu'il y aura des hommes...
Le film figure pourtant parmi les grands succès de la 20th Century-Fox d'alors, ayant augmenté la notoriété de Marilyn Monroe, désormais la vedette la plus célèbre de la compagnie.
Le film figure pourtant parmi les grands succès de la 20th Century-Fox d'alors, ayant augmenté la notoriété de Marilyn Monroe, désormais la vedette la plus célèbre de la compagnie.

Le film figure pourtant parmi les grands succès de la 20th Century-Fox d'alors, ayant augmenté la notoriété de Marilyn Monroe, désormais la vedette la plus célèbre de la compagnie.

Richard échappe de peu à la chute d'un pot tombé de chez la jeune femme blonde qu'il invite à venir le voir. Il commence alors à faire tout ce qui lui est déconseillé : il fume, il boit et s'imagine séduisant sa blonde voisine au son du Concerto pour Piano n° 2 de Rachmaninoff.

THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955
THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955
Tourné quelques années seulement après le rapport Kinsey, Sept ans de réflexion joue sur la frustration du mâle américain, sa mauvaise conscience et un environnement qui a tout pour exciter sa libido. Juste après le prologue « indien » on découvre, à la gare, des hommes, des maris, redevenus célibataires pour quelques jours et prêts à suivre la première fille qui passe avec un appétit digne de celui que manifeste le loup de Tex Avery à la vue de la pulpeuse vamp qui a le don de l'exciter. 

 

La jeune fille apparaît en réalité et lui raconte qu'elle a été obligée de faire appel à un plombier pour dégager un de ses doigts de pied coincé dans le robinet.

THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955
THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955
Sept ans de réflexion était une pièce de théâtre. Là, j'étais en colère. On m'avait « prêté » à la Fox. J'étais en colère parce que je devais aller à New York faire un essai avec un acteur prometteur. J’avais vu Marilyn Monroe mais je n'ai pas pu lui faire faire de test. Alors j'ai pris une actrice qui savait qu'elle n'aurait pas le rôle, juste pour nous aider : Gena Rowlands. Bref, le gars à qui j'ai fait faire un essai, je n'ai jamais rien vu de pareil, il était absolument sensationnel. J'étais tellement excité. Puis je reviens et ils me disent : « Ne prenons pas de risques, prenons l'acteur de la pièce, Tom Ewell. » Et le gars que j'avais testé, c'était Monsieur Matthau. Il aurait été formidable dans ce film parce qu'il était complètement nouveau, il n'avait jamais fait de cinéma. Et j'ai été dissuadé par Charles Feldman, le producteur qui était sur ce truc, el Darryl Zanuck. Tom Ewell n'était pas le rôle. Ce n'était pas un mauvais acteur. Il était Tom Ewell. Voilà. Mauvais casting, mauvais acteur. En plus, je n'ai pas eu la scène que je voulais. Tout ce qu'il me fallait c'était une épingle à cheveux. La bonne trouve l'épingle dans le lit de Tom Ewell. Et là vous savez qu'ils ont commis l'acte.
Mais je pensais que, à tout le moins, le film était bon pour l'invention de cette fille, la Fille, quoi, celle qui a toujours chaud, vous voyez. Elle n'a pas de climatisation. Mais elle dit : « Je vais me changer. Il faut que j'aille à mon frigo. » Il dit : « Quoi ? - Oui, je garde mes dessous au réfrigérateur... » Ça vous laisse plutôt étonné. Ensuite ils vont voir un film (L'Etrange créature du lac noir, Jack Arnold, 1954) et quand ils reviennent elle se met au-dessus de la grille du métro d'où monte un vent frais et sa jupe s'envole. Entre vous et moi, les gars se battaient pour savoir qui allait installer le ventilateur en bas sous la grille ! Je savais que cette séquence allait devenir célèbre. Mais je suis vraiment stupide, parce qu'on cherchait une image frappante pour l'affiche, et il ne m'est pas venu à l'idée que ce moment, où elle essaie de rabaisser sa jupe, c'était celui-là ! Ils ont fait des petites figurines de cette scène elles ont vendues. Alors que les publicités pour le film étaient sans intérêt. On a eu toutes sortes d'idées sauf celle-là ! C'était une pièce de théâtre, ce n'était pas grand-chose mais les gens se sont bien amusés, le film a été un succès.

 

THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955
Puisque le champagne sied si bien à Billy Wilder, voici sans doute son film le plus pétillant, le plus délirant, avec Certains l'aiment chaud, tourné quatre ans plus tard. Un feu d'artifice Marilyn ; rien ni personne ne lui résiste, pas plus qu'au petit chaperon rouge de Tex Avery, qui rendit dingue plus d'un loup! L'évocation de Tex Avery, génie du cartoon, n'a d'ailleurs rien de fortuit, car Billy Wilder a bien des points en commun avec lui : les pieds-de-nez aux codes sociaux de morale tout comme ce perpétuel malin plaisir de la parodie, de la citation, du désamorçage en clin d'œil, comme ici les allusions au célèbre Tant qu'il y aura des hommes de Fred Zinnemann (lui aussi Viennois) ou la réplique de Tom Ewell désignant la « Fille» : « La fille dans la cuisine, c'est Marilyn Monroe ! » Et puis il y a, bien sûr, L'étrange créature du lac noir, film fantastique en relief de Jack Arnold, que vont voir Tom Ewell et Marilyn, celle-ci regrettant, à la sortie, que la créature en question n'emmène pas avec elle à la fin la jeune héroïne, Kay Lawrence/Julia Adams (regret anticipé que Tom Ewell s'en aille lui aussi à la fin ?). Ils font quelques pas, et c'est là qu'une bouche d'aération a la merveilleuse idée de faire voleter les plis de la jupe de Marilyn ! Image à jamais gravée au zénith du cinématographe, peut-être la plus célèbre de l'histoire du 7e Art ! 

 

Elle repart pour chercher une bouteille de champagne dans son appartement puis revient, avouant à Richard qu'elle préfère Eddie Fisher à Rachmaninoff.

Dans cet univers où Richard (38 ans) est subjugué par sa blonde rencontre de 22 ans, tout semble possible, la réalité s'estompant devant les rêves. Sans doute frustré dans sa vie amoureuse, Richard se voit parlant comme Charles Boyer et séduisant la jeune femme qu'il convoite au son du Concerto pour piano n° 2 de Rachmaninoff. La réalité, quelques minutes plus tard, reprend ses droits et Richard se retrouve à terre après avoir maladroitement tenté d'embrasser sa voisine. 

THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955
THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955

Richard cherche à l'embrasser alors qu'ils jouent tous les deux du piano et ils se retrouvent à terre. La jeune femme repart.

Opposant les fantasmes à la réalité, et révélant du coup tout un passif historique et ancestral, le film met à nu un type de comportement masculin à travers l'approche d'une institution sociale, le mariage, instrument de réussite ou tout au moins de reconnaissance. Toujours en quête de vérité et d'authenticité, Billy Wilder fait craqueler le vernis pour découvrir ce qu'il cache et souligner sa fragilité et son artificialité, puisque tout ne tient ici qu'à la chute d'un tabouret. La remise en cause porte bien moins sur le mariage en tant que tel que sur son utilisation factice et ses résultats dans le cadre d'une société donnée, américaine en l'occurrence, où il est considéré moins pour lui-même que pour sa valeur de représentation sociale, de réussite. A cette « réussite» est opposé l'échec d'une rencontre et d'une possibilité de s'ouvrir à l'autre comme à soi-même. Dans Uniformes et jupon court l'on voit Susan Applegate user du déguisement pour s'assurer de l'amour du major. Ce n'est qu'un jeu, mais déjà Billy Wilder emprunte la voie d'un thème qu'il reprendra souvent et qui éclaire toute son œuvre. 
Si Richard Sherman ne se déguise pas physiquement, Il se déguise socialement, moralement et n'y gagne d'ailleurs qu'un perpétuel conflit intérieur. Il est bon pour le divan... du psychanalyste, et n’échappe à celui-ci que parce que le film se charge lui-même, à sa façon bien sûr délirante, de cette « psychanalyse ». Entendons par là que, dans un pays " où les émules de Freud font recette (ici le Dr Brubaker et ses 50 dollars de l’heure), Billy Wilder ne les considère implicitement que comme des pis-aller, laissant à son film le soin de nous dire comment l'on pourrait, dans l'idéal, se passer fort bien d'eux. Sans illusion bien sûr mais si tout n’est qu’affaire d’inconscient tout dépend donc de la nature de cet inconscient.  A sa modeste façon le film nous propose un petit morceau d'inconscient de rechange.

 

THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955
THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955

À son bureau, Richard reçoit la visite du docteur Brubaker qui lui parle de la « démangeaison des sept ans », le moment où un homme marié est particulièrement prêt à tromper sa femme... Resté seul, Richard rêve à nouveau. La jeune femme blonde révèle au plombier que Richard a tenté de la violer et le plombier le répète à tous ses amis. A la télévision, la jeune blonde qui apparaît dans une publicité se met brusquement à dire aux téléspectateurs ce qu'a tenté de faire Richard. Sa propre femme, Helen, regarde l'émission !

THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955
THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955
THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955

Découvrez la scène du plombier dans sa version initiale mais censurée...Le plombier, troublé et surpris par ce que raconte Marilyn, fait tomber sa clé à molette dans la baignoire puis la récupère en plongeant ses mains dans le bain moussant...oh ! Choquant, non ?

Billy Wilder, n’est pas tendre avec le film à propos duquel il déclare : « C'est un film inexistant et je vais vous dire pourquoi. C'est un film inexistant parce que le film devrait être tourné aujourd'hui sans la moindre censure. Ce fut un film embarrassant à faire. A moins que le mari, demeuré seul à New York alors que sa femme et son fils sont partis pour l'été, n'ait une aventure avec la jeune fille, il n 'y a rien. Mais vous ne pouviez pas le tourner ainsi à l'époque ; j'étais donc comme dans une camisole de force. Rien n'a fonctionné et la seule chose que je peux dire est que j'aurais aimé ne jamais avoir tourné le film». 

Chez lui, Richard, continuant d'imaginer le pire, voit sa femme sur un chariot de foin avec leur ami Tom McKenzie qu'elle embrasse voluptueusement.

THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955
La vision de Marilyn Monroe sur une bouche de métro dont le souffle d'air soulève la robe figure - avec le lion de la Metro-Goldwyn-Mayer - comme l'un des symboles les plus emblématiques du cinéma hollywoodien. Imitée, copiée ou parodiée, cette scène d'un érotisme bon enfant demeure dans toutes les mémoires.

La vision de Marilyn Monroe sur une bouche de métro dont le souffle d'air soulève la robe figure - avec le lion de la Metro-Goldwyn-Mayer - comme l'un des symboles les plus emblématiques du cinéma hollywoodien. Imitée, copiée ou parodiée, cette scène d'un érotisme bon enfant demeure dans toutes les mémoires.

La fameuse séquence de la bouche de métro a commencé à être tournée devant le Trans Lux Theatre à l'angle de Lexington Avenue et de la 52e Rue devant une foule de New-Yorkais de plus en plus nombreuse. Joe Di Maggio, dont le mariage avec Marilyn Monroe commençait à se disloquer, fut - paraît-il - très irrité de voir sa femme devenir l'objet de la convoitise de plusieurs milliers de spectateurs et entreprit d'accélérer les démarches en vue de leur divorce. Billy Wilder n'ayant pas pu obtenir l'effet qu'il souhaitait, la scène fut retournée en studio et avec le calme nécessaire... 

Superbe photo de tournage ! Billy Wilder et Marilyn

Superbe photo de tournage ! Billy Wilder et Marilyn

Richard finit par permettre à sa voisine de coucher chez lui afin qu'elle puisse profiter de l'air conditionné.

THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955

A défaut de traiter explicitement de l’adultère (ce qui était le sujet de la pièce), Billy Wilder compose une satire intelligente des comportements sociaux liés à la sexualité et à la régression animale (Sherman et Marilyn vont au cinéma voir L’Etrange créature du lac noir, un choix loin d’être anodin) derrière le vernis propre d’une civilisation sophistiquée et organisée. Aidé par l’élégante photographie de Milton Krasner et des espaces proposés par le Cinémascope, il parvient joliment à faire vivre ce huis clos étouffant, propice à l’enchevêtrement rocambolesque des fantasmes et de la réalité, dans lequel un homme se voit mis à l’épreuve avant de s’en retourner assagi vers son épouse. L’origine théâtrale du film se fait pourtant souvent sentir, le réalisateur ayant signé (avant et après ce film) des œuvres plus séduisantes et inspirées, visuellement parlant. On pourra aussi regretter la relative fadeur de Tom Ewell (créateur du personnage au théâtre), même si ce manque de relief renforce l’identification à l’homme ordinaire. Le réalisateur souhaitait engager Walter Matthau mais les producteurs en décidèrent autrement, le comédien étant alors totalement inconnu au cinéma. Que ces quelques reproches ne vous empêchent pas d’apprécier à sa juste valeur cette belle comédie de mœurs qui prouve, une fois de plus, que le roué et libertin Billy Wilder fut un artiste et un caricaturiste incontournable de l’âge d’or hollywoodien. (DVDCLASSIK)

Le matin, il imagine Helen survenant à l’improviste et, découvrant la présence d’une femme, l’abattant à coups de revolver.

THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955

Dans Sept ans de réflexion, l’entrée fracassante de Marilyn dans l’univers du mâle américain démangé par le démon de midi est particulièrement drôle et pertinente ("itch" signifie "démangeaison" en anglais, The seven year itch renvoie à la remise en question du mariage par l’homme au bout de sept ans). Son personnage manque de tuer le pauvre Richard Sherman en faisant maladroitement tomber un plant de tomates de son étage sur la chaise longue qu’il venait de quitter. L’intrusion de Marilyn dans la vie de Sherman se fait donc sur un plan brutal. L’ingénue affriolante va chambouler l’existence de notre mâle en attente de sexe, fin prêt à mélanger rêve et réalité. Billy Wilder filme Marilyn nue derrière son balcon fleuri, offrant par ce biais une vision du paradis perdu et inaccessible (sauf dans nos fantasmes et donc au cinéma) ainsi que l’image du péché originel. La pagaie oubliée par le fils de Sherman se chargeant, par ses multiples apparitions à l’image (souvent en arrière-plan), de rappeler à notre personnage l’existence de sa famille et sa condition d’homme marié. (DVDCLASSIK)

Tom McKenzie sonne à la porte – ce n’est plus un rêve ! – et Richard l’assomme, le croyant à tort être l’amant d’Helen. Richard décide alors de rejoindre Helen et Ricky et de fuir la tentation.

THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955

Contrairement à ce que dit Wilder, on peut penser que la force comique du film provient du fait que Richard Sherman n'a pas d'aventure avec sa voisine et n'en a sans doute pas eu d'autres, demeurant un éternel frustré en dehors de sa vie affective familiale. Quant à Marilyn, elle est simplement resplendissante, jouant avec génie sur la – fausse ? - naïveté de son personnage. 

 

LA COMEDIE AMERICAINE – Patrick Brion – Editions de la La Martinière (1998)
CONVERSATION AVEC BILLY WILDER – Cameron Crowe – Institut Lumière, Actes Sud (1999)
BILLY WILDER (Collection grands cinéastes) – Noël Simsolo – Cahiers du cinéma, Le Monde (2007)
BILLY WILDER – Gilles Colpart – Filmo, Edilio (1989)
 
LA COMEDIE AMERICAINE – Patrick Brion – Editions de la La Martinière (1998)
CONVERSATION AVEC BILLY WILDER – Cameron Crowe – Institut Lumière, Actes Sud (1999)
BILLY WILDER (Collection grands cinéastes) – Noël Simsolo – Cahiers du cinéma, Le Monde (2007)
BILLY WILDER – Gilles Colpart – Filmo, Edilio (1989)
 
THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder - 1955

Commenter cet article