ANDRE LEFAUR

Anfré Lefaur est un acteur français, né à Paris le 25 juillet 1879 ; mort à Paris le 4 décembre 1952.

Acteur du Boulevard parisien, il eut une très longue carrière théâtrale et c’est celle-ci qui détermina sa place à l'écran, puisque, dès 1912, il jouait des adaptations «muettes» de comédies de Boulevard : LE MARIAGE DE ROSINE, MADAME CICÉRON AVOCATE, L'HOMME QUI ASSASSINA (d'Henri Andréani, avec Firmin Gémier, 1913).

Après la guerre, il continua par un film dramatique d'Abel Gance : LA DIXIÈME SYMPHONIE (1918), mais revint aussitôt au vaudeville et à la comédie légère; MONSIEUR LEBIDOIS PROPRIÉTAIRE (1922) ; CHOUCHOU POIDS PLUME (1925), etc.

L'avènement du «parlant» ne put que donner à. sa présence sur les écrans une plus grande insistance. Sa diction curieuse, cassée et très personnelle, complétait un physique avantageux et l'ironie qu'on lisait sur ses traits.

ANDRE LEFAUR

Peu nombreux pourtant sont les films que l'on puisse honorer d'un qualificatif flatteur : les meilleurs sont du «Boulevard en boîte ». On peut retenir LE BAL, de Wilhelm Thiele (1931), pour le souvenir attendrissant que l'on peut porter à sa charmante partenaire : une frêle adolescente qui se nommait Danielle Darrieux ; TOPAZE (Louis Gasnier, 1931, où il jouait le rôle du directeur, aux côtés de Louis Jouvet et de Pierre Larquey) ; TOVARITCH (1935, de Jacques Deval, d'après la pièce de celui-ci), où il fut un prince Michel étourdissant ; RIGOLBOCHE (1936, de Christian-Jaque avec Mistinguett) ; ILS ÉTAIENT NEUF CÉLIBATAIRES (Sacha Guitry, 1939) ; LE BOIS SACRÉ (Léon Mathot, 1939, avec Elvire Popesco) ; LE BARON FANTOME (1942, S. de Poligny et Jean Cocteau). Interprète rêvé des pièces de Flers et Caillavet, André Lefaur fut l'acteur boulevardier-type des années où le théâtre envahit l'écran. 

 

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