Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

DERRIÈRE LA FAÇADE – Georges Lacombe et Yves Mirande (1939)

Publié le par Laurent Bigot

DERRIÈRE LA FAÇADE – Georges Lacombe et Yves Mirande (1939)
Un crime a été commis dans un très respectable immeuble parisien… Lequel, parmi les locataires est le meurtrier ? Une enquête choc pour une suite de sketches. C’est aussi l’occasion de voir rassemblée une fabuleuse brochette de stars des années 30/40 : Jules Berry, Michel Simon, Erich Von Stroheim ; Elvire Popesco, Carette, Gaby Morlay, Simone Berriau, Lucien Baroux, Jacques Baumer… 
Lucien Baroux, le commissaire Boucheron, qui enquête sur le meurtre de la propriétaire d'un immeuble et Jacques Baumer : l'inspecteur Lambert, de la Sûreté

Lucien Baroux, le commissaire Boucheron, qui enquête sur le meurtre de la propriétaire d'un immeuble et Jacques Baumer : l'inspecteur Lambert, de la Sûreté

Le sketch du "lanceur de couteaux" : Picking interprété par Michel Simon et du "kleptomane" : Corbeau interprété par André Lefaur.

Le deuxième sketch rassemble Jules Berry dans le rôle d’Alfrédo d’Aville, le gigolo voleur de bijoux et Elvire Popesco, Mme Rameau, la femme infidèle d’un gros industriel.

DERRIÈRE LA FAÇADE – Georges Lacombe et Yves Mirande (1939)
DERRIÈRE LA FAÇADE – Georges Lacombe et Yves Mirande (1939)
DERRIÈRE LA FAÇADE – Georges Lacombe et Yves Mirande (1939)
Raymond Chirat, dans son livre « Le cinéma des années 30, explique qu’à la fin des 1930 reflue dans l'hexagone tous ceux que les lois raciales ou la doctrine nazie persécutent. Siodmak, Wiene, Ludwlg Berger, Ophuls, Kurt Bernhardt, Pabst, Oswald essaient d’émerger dans les studios parisiens alors qu'ils sont en butte à une violente poussée de xénophobie.
 
Le 29 mars 1938 la revue de cinéma «Pour Vous », de ton modéré, publie un article de Serge Veber intitulé : «Le cinéma français aux Francais» - «Entrez entrez envahissez-nous, il y a de la place pour tout le monde. Je sais très bien qu'il est humain d'accueillir ces pauvres diables d'émigrés et qu'on ne peut leur en vouloir de chercher à se caser. Mais, bon sang, casons d'abord les Français. Nous avons nos pauvres, ne l'oublions pas ».
 
Dangereux article qui va faire dériver sous peu, avec l'aide d'hebdomadaires comme «Gringoire », «Candide» ou «Je suis partout », la xénophobie vers l’antisémitisme. Trois mois plus tard, le réalisateur Maurice Cloche célèbre les bienfaits d'un cinéma national : «Notre ambition c'est de faire des films qui touchent le cœur des Francais. Aussi est-ce avec des éléments nationaux, du directeur aux figurants que nous nous efforcerons de faire partager au public de chez nous la foi, l’enthousiasme qui nous animent ». Et de citer à l'appui de ses dires, deux de ses films : Ces dames aux chapeaux verts et Le Petit Chose.
 
Sacha Guitry préside à l'union des Français dans la péroraison du brillant Remontons les Champs-Elysées. Il invente comme pivot du scénario de Ils étaient neuf célibataires, l'obligation imposée aux étrangères d'acquérir la nationalité française. Une astuce semblable soutient les lourdeurs du Prince Bouboule (Jacques Houssin). Un sketch de Derrière la façade (Yves Mirande et Georges Lacombe), joué par Erich von Stroheim et Betty Stockfeld, dénonce les louches agissements des apatrides…

Quatrième sketch : celui de la femme légère, Gaby Valrose (Gaby Morlay), de son son gigolo (Claude Sainval) et de son amant sérieux, Jules (Marcel Simon)

Dernier sketch sélectionné avec Lydia (Simone Berriau), la chanteuse de cabaret, maîtresse de Bernier, le Président de la Cour d'appel...

DERRIÈRE LA FAÇADE – Georges Lacombe et Yves Mirande (1939)

Commenter cet article