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GABY MORLAY

Publié le par Laurent Bigot

GABY MORLAY
Gaby Morlay est une actrice française, née (Blanche Fumoleau) le 8 juin 1893 à Angers ; morte à Nice dans sa propriété de «La grange au bois» le 4 juillet 1964. Elle vint à Paris pour apprendre à taper sur les machines à écrire. Un soir, alors qu'elle assistait à un spectacle avec une amie, elle fit des commentaires si piquants tout au long de la soirée qu'un couple voisin, le directeur du théâtre des Capucines et son épouse, lui proposa de tenter sa chance au théâtre. Ainsi débuta-t-elle en 1912 sous le patronage des Berthier et sous le pseudonyme de Gaby de Morlaix. De figurations en petits rôles et des Capucines au Châtelet en passant par Marigny et les Variétés, elle allait devenir Gaby Morlay et connaître sur la scène de ses débuts (toujours dirigée par les Berthier) son premier grand succès de comédienne dans Simone est comme ça.
 
GABY MORLAY
Dès lors commençait pour elle - avec Après l'amour où elle remporta, aux côtés de Lucien Guitry, un succès personnel sans précédent - une carrière jalonnée par les œuvres d'Henry Bernstein : Felix, Le Venin, Mélo, Le Jour, Le Messager, ses créations. Elle débute au cinéma en 1913 dans une adaptation d'une pièce qu'elle venait de jouer sur scène : LA SANDALE ROUGE. Puis elle fut la partenaire de Max Linder dans un film de propagande patriotique dirigé par Max Linder lui-même : AOUT 1914 (tourné la même année 1914). Elle présentait déjà cette particularité de jouer aussi bien le drame et le mélodrame que la comédie, et les genres de ses films alternent. Sa chance au théâtre fut de rencontrer Henry Bernstein et, au cinéma, Charles Burguet. Celui-ci lui fit tourner (après LES ÉPAVES DE L'AMOUR, 1916, de René Le Somptier) POUR ÉPOUSER GABY (1917) ; AU PARADIS DES ENFANTS (1918) ; UN OURS (1919) ; LE CHEVALIER DE GABY (1920) ; L'AGONIE DES AIGLES (1921) ; FAUBOURG MONTMARTRE (1922) ; LA MENDIANTE DE SAINT-SULPICE (1923). Avec ces deux derniers ouvrages, elle inaugurait une série qui devait être longue: celle des mélos lacrymogènes qui trouvera son apothéose, en 1942, avec LE VOILE BLEU, de Jean Stelli.
Pour l'instant, en 1926, elle tourne JIM LA HOULETTE ROI DES VOLEURS, de Pierre Colombier, et LES NOUVEAUX MESSIEURS (1928), de Jacques Feyder, qui termine sa période «muette».

 

GABY MORLAY
Le «parlant» met en valeur ses qualités théâtrales et surtout une voix qui mêle, dans la comédie un curieux petit rire sec et une diction spirituelle, dans le drame le sanglot et l'angoisse sur un ton qui n'est qu'une variante du précédent : sec aussi, mais efficace.
On lui fait tourner tout ce qu'elle joue ou crée au théâtre ; toutes les œuvres de Bernstein et tous ses succès de comédie. Leur énumération, qui va de ACCUSÉE LEVEZ-VOUS (M. Tourneur, 1930) à SAMSON (1936, de M. Tourneur avec Harry Baur), du MAITRE DE FORGES (F. Rivers, 1932) à L'ARLÉSIENNE (Marc Allégret, 1942) et du ROI (P. Colombier, 1936) à GIGI (Jacqueline Audry, 1949), en passant par LE BOIS SACRÉ (Léon Mathot, 1939).

 

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