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1 - LEAVE HER TO HEAVEN (Péché Mortel) – John M. Stahl (1945) – Gene Tierney – Cornel Wilde

Publié le par Laurent Bigot

Prologue

1 - LEAVE HER TO HEAVEN (Péché Mortel) – John M. Stahl (1945) – Gene Tierney – Cornel Wilde
Au bord de l’un des innombrables lacs qui, au nord de New-York, dans l'État du Maine, deux hommes attendaient à, un débarcadère l'arrivée d'un canot automobile qui approchait à vive allure. 
1 - LEAVE HER TO HEAVEN (Péché Mortel) – John M. Stahl (1945) – Gene Tierney – Cornel Wilde
Le canot avait à peine touché le ponton que le voyageur solitaire qui l'occupait avait déjà sauté à terre. Son visage était grave, ses yeux sombres semblaient refléter une somme d'expérience et de soucis tels que peu d'hommes de son âge n'en ont généralement éprouvés.
1 - LEAVE HER TO HEAVEN (Péché Mortel) – John M. Stahl (1945) – Gene Tierney – Cornel Wilde
Il serra chaleureusement la main de l'un des deux nomme qui l'attendaient :
- Content de vous revoir, Richard, fit l'homme aux cheveux grisonnants.
-- Merci, Robie, répondit le jeune homme. Moi aussi je suis heureux d’être ici.
- Tout a été préparé là-bas, à Croissant-de-Lune. « Elle » vous attend. Bonne chance. 
1 - LEAVE HER TO HEAVEN (Péché Mortel) – John M. Stahl (1945) – Gene Tierney – Cornel Wilde
Le visage de Richard eut une crispation, comme partagé entre la joie du retour et une peine secrète. Sans s’attarder, il sauta dans un canoé et s’éloigna vers le nord du lac en pagayant vigoureusement.
Robie et Beford, son compagnon, le suivirent des yeux un moment :
- Pauvre Richard Harland, dit Bedford, Il sort de l’enfer, n'est-ce pas ?
- Pour un homme comme lui, répondit Robie, deux ans de prisons, c'est pire que l'enfer. Heureusement, sa terrible épreuve est terminée.
- Des sept péchés capitaux, reprit Robie qui semblait en veine de confidence, la jalousie est le plus terrible… 
1 - LEAVE HER TO HEAVEN (Péché Mortel) – John M. Stahl (1945) – Gene Tierney – Cornel Wilde
- Vous étiez son avocat, n'est-ce pas ?
- Oui j’ai même perdu sa cause, strictement parlant, mais...
Il s'arrêta, sembla hésiter à continuer.
- J’ai lu les comptes rendus de l’affaire à l’époque, dit Bedford, mais, franchement, j’ai toujours pensé qu’il y avait un mystère.
- C’est parce que certaines choses ne pouvaient pas être dites devant la Cour, dit Robie. De tous qui ont approché cette affaire, je crois être le seul à en connaître le fond… Voyez-vous, Bedford, c'est par moi qu'ils se sont connus. Richard venait de terminer un nouveau roman, et je I ‘avais invité à venir chez moi, au Nouveau-Mexique, pour se reposer... « Ils » se rencontrèrent dans le train. Rencontre fortuite et amusante... qui devait se terminer en un affreux drame…

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