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1 - LIFEBOAT - Alfred Hitchcock (1944) - Tallulah Bankhead, John Hodiak, Walter Slezak, William Bendix, Mary Anderson

Publié le par Laurent Bigot

Le générique de début se déroule sur l'image d'une cheminée de navire crachant une fumée noire. C'est un des rares passages musicaux du film ; il est accompagné du cri ininterrompu d'une sirène témoignant de la tragédie qui vient de se dérouler.

Le générique de début se déroule sur l'image d'une cheminée de navire crachant une fumée noire. C'est un des rares passages musicaux du film ; il est accompagné du cri ininterrompu d'une sirène témoignant de la tragédie qui vient de se dérouler.

Le navire, victime d'un sous-marin allemand, finit de sombrer. La mer retrouve son calme, encombrée des restes de l'épave et de cadavres. Une journaliste, Connie, seule sur une barque, aide Kovak à monter à bord, non sans l'avoir au préalable filmé.

Le navire, victime d'un sous-marin allemand, finit de sombrer. La mer retrouve son calme, encombrée des restes de l'épave et de cadavres. Une journaliste, Connie, seule sur une barque, aide Kovak à monter à bord, non sans l'avoir au préalable filmé.

Les survivants se retrouvent progressivement sur l'embarcation : après Stanley, Rittenhouse et l'infirmière Alice apportent Gus, blessé à la jambe. Le steward Joe rejoint la barque en traînant Mrs Higgins et son bébé mort. Un dernier homme atteint la barque : un Allemand…

Les survivants se retrouvent progressivement sur l'embarcation : après Stanley, Rittenhouse et l'infirmière Alice apportent Gus, blessé à la jambe. Le steward Joe rejoint la barque en traînant Mrs Higgins et son bébé mort. Un dernier homme atteint la barque : un Allemand…

Hitchcock aurait pu faire sienne la fameuse phrase de Picasso : «C'est aux mains qu'on voit la main De toute évidence, il sait filmer les mains : celles de Willi qui apparaissent sur le bord de l'embarcation, seules (on ne voit pas le visage de l'Allemand), sont porteuses d'un funeste présage. L'effet de surprise de la formidable réplique qui suit n'en est pas moins fort: le « Danke schön ! » tombe comme un couperet. Selon la structure des symétries chère à Hitchcock, l'arrivée du second Allemand, à la fin du film, prendra exactement la même forme.

Hitchcock aurait pu faire sienne la fameuse phrase de Picasso : «C'est aux mains qu'on voit la main De toute évidence, il sait filmer les mains : celles de Willi qui apparaissent sur le bord de l'embarcation, seules (on ne voit pas le visage de l'Allemand), sont porteuses d'un funeste présage. L'effet de surprise de la formidable réplique qui suit n'en est pas moins fort: le « Danke schön ! » tombe comme un couperet. Selon la structure des symétries chère à Hitchcock, l'arrivée du second Allemand, à la fin du film, prendra exactement la même forme.

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