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MARIAGE ROYAL (Royal Wedding) – 1951 – ALAN JAY LERNER

Publié le par Laurent Bigot

MARIAGE ROYAL (Royal Wedding) – 1951 – ALAN JAY LERNER
Auteur prolifique à qui l'on doit le livret de spectacles comme Brigadoon et My Fair Lady, Lerner fut aussi l'un des artisans des somptueuses comédies musicales de la MGM.
Né en 1918 au sein d'une famille de riches commerçants new-yorkais, Alan Jay Lerner avait toutes les chances de suivre la même voie que ses parents. Mais lors de ses études à Harvard, le jeune homme découvre sa vocation en participant aux spectacles de fin d'année. Il fait alors ses premières armes en écrivant des chansons pour des émissions de radio, avant de faire en 1942 une rencontre décisive. Le compositeur d'origine viennoise Frederick Loewe cherche en effet un parolier pour un spectacle de commande qu'il doit donner à Detroit. L'association se révèle efficace, et après être parvenus à monter deux comédies musicales à Broadway, ils connaissent leur premier triomphe en 1947 avec la fantaisie écossaise Brigadoon.
BRIGADOON (Vincente Minnelli 1954) Gene Kelly et Cyd Charisse

BRIGADOON (Vincente Minnelli 1954) Gene Kelly et Cyd Charisse

Les Dix Glorieuses
Lerner devient dès lors un auteur très demandé. Il poursuit bien sûr sa collaboration avec Loewe, en écrivant le livret de La Kermesse de l'Ouest. Mais il collabore aussi avec Kurt Weill, compositeur du célèbre Opéra de Quat'sous, pour Love life. Et en 1950, il ajoute une nouvelle corde à son arc en écrivant pour la MGM le scénario de Mariage RoyaL Pris au jeu, il enchaîne avec celui d'Un Américain à Paris, qui lui vaut un Oscar, puis écrit la version cinématographique de Brigadoon. Le studio lui confie ensuite l'adaptation du roman de Colette, Gigi - le film récoltera neuf Oscars. Mais cette activité hollywoodienne n'empêche pas Lerner de rester présent à Broadway, où le spectacle My Fair Lady, écrit avec Loewe, remporte en 1956 un succès phénoménal.
MY FAIR LADY (George Cukor 1964) Audrey Hepburn

MY FAIR LADY (George Cukor 1964) Audrey Hepburn

 

Grandeur et décadence
La décennie suivante s'ouvre avec un nouveau succès, Camelot, mais les difficultés rencontrées lors de sa préparation poussent Loewe à prendre sa retraite. Le coup est d'autant plus rude que Lerner affronte par ailleurs des problèmes personnels, entre dépendance aux amphétamines et vie privée chaotique (marié huit fois, il aura quatre enfants). Le parolier retourne alors à Hollywood pour signer l'adaptation très attendue de My Fair Lady - il fera de même pour Camelot et La Kermesse de l'Ouest. Il écrit aussi pour Broadway avec de nouveaux compositeurs, comme Burton Lane, Leonard Bernstein ou John Barry, mais sans jamais retrouver l'alchimie de son ancien tandem. En 1973, il réussit enfin à tirer Loewe de sa tanière pour signer la version scénique de Gigi, puis l'adaptation à l'écran du Petit Prince, réalisée par Stanley Donen. Mais les temps changent, et en 1983, son dernier spectacle ne connaît qu'une seule représentation... Malade, Lerner s'éteindra trois ans plus tard dans sa ville natale.

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