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GABIN ET LES CRÉATURES DE RÊVES

Publié le par Laurent Bigot

Des vamps des années 30 aux sex-symbols des années 60, Gabin le séducteur a tenu dans ses bras les plus belles femmes du cinéma. Retour sur des comédiennes au glamour inégalé, qui ont pour nom Michèle Morgan, Brigitte Bardot ou Sophia Loren.

Des vamps des années 30 aux sex-symbols des années 60, Gabin le séducteur a tenu dans ses bras les plus belles femmes du cinéma. Retour sur des comédiennes au glamour inégalé, qui ont pour nom Michèle Morgan, Brigitte Bardot ou Sophia Loren.

Brigitte Helm

Brigitte Helm

La première grande vedette avec qui Gabin se voit offrir de tourner est la star allemande Brigitte Helm. En 1931, l'héroïne du Metropolis de Fritz Lang partage avec le jeune Français l'affiche de Gloria, deux autres films suivront, faisant de Gabin un jeune premier très en vue. À la même époque, l'acteur tourne pour la première fois dans La belle marinière avec celle qui s'avèrera l'une de ses partenaires favorites, la douce Madeleine Renaud. Bien différent est le tempérament de Joséphine Baker dans Zouzou, film où la chanteuse tombe amoureuse de son frère adoptif joué par Gabin. En 1935, l'acteur tourne Variétés et La Bandera avec Annabella, la plus grande star française de l'époque. Il affronte ensuite la belle Mireille Balin, archétype de la femme fatale, dans deux films légendaires, Pépé le Moko et Gueule d'amour. Dans La Bête humaine, Gabin est l'amant de Simone Simon, revenue d'Hollywood, avant d'être celui d'Arletty dans Le jour se lève. Mais sa partenaire la plus marquante de l'avant-guerre reste évidemment Michèle Morgan, après Quai des brumes, le couple enchaînera avec Le récif de corail et Remorques (pour lequel Gabin retrouve également Madeleine Renaud).
Mireille Balin

Mireille Balin

Des deux films tournés à Los Angeles en 1942, seul La péniche de l'amour permet à Gabin de donner la réplique à une vedette américaine, en l'occurrence Ida Lupino, qui vient de tourner face à Humphrey Bogart dans High Sierra. Mais c'est avec une superstar hollywoodienne que Gabin fait son « comeback » en France, tournant Martin Roumagnac avec Marlène Dietrich. L'acteur se confronte ensuite à une nouvelle génération de séductrices : Martine Carol (Miroir), Nicole Courcel (La Marie du port), Jeanne Moreau (Gas-oil), Françoise Arnoul (French Cancan), Danièle Delorme (Voici le temps des assassins) ou Annie Girardot (Le rouge est mis)... Mais Gabin ne délaisse pas pour autant les comédiennes ayant débuté avant-guerre. Il retrouve ainsi Michèle Morgan pour La minute de vérité, ainsi que Madeleine Renaud pour Le plaisir. Ce chef-d'œuvre de Max Ophüls lui donne en outre l'occasion de rencontrer enfin Danielle Darrieux, actrice qu'il admire, et qu'il retrouve bientôt pour La vérité sur Bébé Donge et Le désordre et la nuit. De même, Le baron de l'écluse lui offre de tourner avec Micheline Presle, autre grande dame du cinéma français.
Ida Lupino

Ida Lupino

En 1958, Gabin affronte dans En cas de malheur le plus grand sex-symbol du moment : Brigitte Bardot. Mais si cette rencontre a de quoi électriser les foules, les relations entre les deux acteurs sur le plateau s'avèrent tendues... Au cours des deux décennies suivantes, Gabin se juge trop vieux pour jouer les « godants », comme il le dit : les belles comédiennes à qui il donne la réplique ne seront plus ses maîtresses. Marie Dubois est sa fille dans L'âge ingrat ; Mireille Darc et Michèle Mercier des « filles adoptives », dans Monsieur et Le tonnerre de Dieu. En 1971, Gabin aura enfin l'opportunité de tourner dans Le chat avec une immense comédienne dont il n'avait pas encore croisé la route, Simone Signoret. Puis il a le plaisir de jouer dans Verdict face à une autre légende vivante, Sophia Loren. Mais c'est avec sa complice Danielle Darrieux que l'acteur tourne son tout dernier film, celle-ci incarnant dans L'année sainte un de ses amours de jeunesse…

Brigitte Bardot

Brigitte Bardot

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