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3 et 4 - EN CAS DE MALHEUR – Claude Autant-Lara (1958) – Jean Gabin, Brigitte Bardot et Edwige Feuillère

Publié le par Laurent Bigot

3 et 4 - EN CAS DE MALHEUR – Claude Autant-Lara (1958) – Jean Gabin, Brigitte Bardot et Edwige Feuillère
Tout en s’habillant, André Gobillot a raconté l’histoire d’Yvette à sa femme. Viviane est depuis son mariage sa confidente, sa conseillère. : « Tu vois ce que c’est : deux pauvres mômes qui font le tapin et qui s’y prennent mal. Alors, comme elles crèvent de faim, elles passent devant un bijoutier, elles voient des bijoux de quatre sous qui pourraient leur permettre de vivre tranquilles un moment. Elles font le coup avec un pistolet d’enfant et elles le ratent… »
3 et 4 - EN CAS DE MALHEUR – Claude Autant-Lara (1958) – Jean Gabin, Brigitte Bardot et Edwige Feuillère
Puis Viviane répond : « C’est une petite affaire pas facile, le genre d’affaires qui ne paye pas. Je me demande pourquoi tu l’as prise… Jolies, la fille ? 
- Oui, répond André, mais ce n’est pas pour ça !
- Pourquoi alors ? Avoue que tu as été flatté que cette gamine te connaisse. »
 
3 et 4 - EN CAS DE MALHEUR – Claude Autant-Lara (1958) – Jean Gabin, Brigitte Bardot et Edwige Feuillère
« Disons que ça m’amuse, répond André, et que ça n’a aucune importance.
- On verra… répond Viviane tout doucement, l’air détaché. »  
 
3 et 4 - EN CAS DE MALHEUR – Claude Autant-Lara (1958) – Jean Gabin, Brigitte Bardot et Edwige Feuillère
Tandis que le couple rejoint l’embarcadère du « Borde-Frétigny » sur lequel la reine Elisabeth et les invités vont descendre la Seine, deux policiers encadrent Yvette quand elle arrive à son hôtel :
« - C’est toi, Yvette Maudet ?
- Oui, pourquoi ? Mais je n’ai rien fait de mal
- On ne t’a pas dit ça. Allez, vient gentiment. »
 
3 et 4 - EN CAS DE MALHEUR – Claude Autant-Lara (1958) – Jean Gabin, Brigitte Bardot et Edwige Feuillère
Quelques jours plus tard, malgré la pluie, la remmailleuse s’arrête pour demander des nouvelles de la femme de l’horloger. Ce dernier répond qu’elle ne va pas fort et qu’elle est toujours à l’hôpital.
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Puis la remmailleuse d’éloigne en hochant la tête d’un air apitoyé. Puis une expression perfide durcit son visage rusé. Elle va à la poste pour téléphoner. Elle appelle Maître Godillot tout en refusant de donner son nom : « C’est un service que je rends, mais je ne veux pas qu’il m’attire des ennuis. C’est au sujet de l’affaire de la rue Saint-Gilles…le bijoutier… »
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Très excité par ce début de confidence, l’avocat fait signe à sa secrétaire d’approcher. Il lui tend le second écouteur et l’invite par gestes à prendre la conversation en sténo. « Si vous avez d’autres détails, n’hésitez pas à m’appeler… Encore merci et au revoir, chère Madame. »
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« Allez Bordenave, ne faites pas cette tête ! Ce n’est pas formidable ? Tapez-moi ça tout de suite et donnez-le à Duret, notre jeune stagiaire. »

Pratiques douteuses...

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