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7 - EN CAS DE MALHEUR – Claude Autant-Lara (1958) – Jean Gabin, Brigitte Bardot et Edwige Feuillère

Publié le par Laurent Bigot

7 - EN CAS DE MALHEUR – Claude Autant-Lara (1958) – Jean Gabin, Brigitte Bardot et Edwige Feuillère
Deux semaines plus tard, Gobillot dicte une lettre à sa secrétaire tout en marchant à grands pas, ce qui est chez lui le signe d’une grande préoccupation : « Mon cher Bâtonnier, j’apprends avec stupeur qu’une plainte a été déposée contre moi devant le Conseil de l’Ordre, au sujet de l’affaire Maudet… »
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A cette nouvelle, la dévouée Bordenave ne peut retenir une exclamation désolée. « Eh bien oui, c’est comme ça, lui lance l’avocat, Je sais que vous ne l’avez jamais aimée, cette affaire. Mais alors, pourquoi n’avez-vous pas mis cette petite à la porte, le jour où elle est venue ? Vous en mouriez d’envie, pourtant ! C’est de votre faute ce qui arrive Bordenave. Mais oui ! Ne protestez pas et continuons.
7 - EN CAS DE MALHEUR – Claude Autant-Lara (1958) – Jean Gabin, Brigitte Bardot et Edwige Feuillère
En dépit de sa grande maîtrise sur lui-même, André a été sombre et préoccupé pendant tout le dîner. Viviane comprend ce qui le tourmente, elle aborde le sujet angoissant dès qu’ils se trouvent en tête à tête. « On m’accuse d’avoir eu des contacts avec l’un des principaux témoins. Il s’agit du barman bien entendu. De là, à dire que je l’ai acheté, il n’y a qu’un pas. Heureusement, je suis tranquille, le barman ne parlera pas… S’il se laissait convaincre de faux témoignage aux Assises, ça lui coûterait trop cher… »  Viviane lui répondit : « A toi encore plus… »
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« Tu conduis ou c’est moi ? demanda Viviane
-  Prends la voiture, je ne rentre pas. »
Au ton péremptoire de son mari, Viviane sait qu’il est inutile de le faire revenir sur sa décision. Inutile aussi de l’interroger sur l’emploi de sa soirée…d’ailleurs depuis quinze jours, cette petite scène se renouvelle de plus en plus souvent.
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