Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

7 - PHANTOM LADY (Les Mains qui tuent) - Robert Siodmak (1944), Ella Raines, Franchot Tone et Alan Curtis

Publié le par Laurent Bigot

Carol obtient enfin le nom de la grande modiste qui a créé le chapeau d’Estela et après force discussions elle apprend qu’une copie du chapeau - cette copie qu’Henderson affirme avoir été portée par la « femme fantôme » a été vendue à Anne Terry (Fay Helm) une riche et jeune fille de la haute société. A la maison de Mlle Terry, carole obtient d’elle le précieux chapeau pouvant innocenter.

Comme le révèle l'avant-dernier chapitre du roman de Woolrich, Carol devient la femme fantôme pour démasquer l'artiste désaxé Jack Lombard, alias Marlow, dans le film. Bien que Carol ne se fasse jamais passer pour la mystérieuse créature, elle endosse d'autres rôles pour tenter de sauver son patron, Scott Henderson (Alan Curtis), dont elle est manifestement éprise. Ainsi, elle devient de facto une femme fantôme, revêtant toutes les apparences nécessaires pour accomplir sa mission. Ce faisant, Carol devient l'un des premiers exemples d'émancipation féminine qui distinguent nettement le film noir de l'univers hollywoodien classique. 
FILM NOIR 100 ALL-TIME FAVORITES – Paul Duncan, Jürgen Müller – Edition Taschen – (2013)
7 - PHANTOM LADY (Les Mains qui tuent)  - Robert Siodmak (1944), Ella Raines, Franchot Tone et Alan Curtis
7 - PHANTOM LADY (Les Mains qui tuent)  - Robert Siodmak (1944), Ella Raines, Franchot Tone et Alan Curtis
Finalement, l’intrigue policière n’est pas très intéressante. Siodmak a toujours déclaré qu’il était plus intéressé par un climat, des caractères et des personnages avec des motivations, peu importe qui et comment on découvre le crime. Ce qui intéressant dans ce film, ce sont les personnages féminins qui sont d’un point de vue ou de l’autre une « Lady Fantôme ».
D’abord, c’est la femme du héros qui est décédée dès le début du film puisqu’on retrouve que son cadavre, que l’on ne voit jamais, elle est juste un moment présente sur un tableau.
Ensuite, il y a la femme fantôme, celle que l’on recherchera tout le long du film qui s’avèrera être une femme mentalement dérangée.
Et puis finalement « Kansas », qui est l’héroïne du film mais qui pour aider la personne qu’elle aime doit devenir une sorte de « Lady Fantome » pour les autres. C’est à dire qu’elle va littéralement hanter les témoins qui ont fait de faux témoignages. Elle va les persécuter, et tous finiront par périr.
C’est un curieux amalgame, en même temps on a une personne amoureuse, secrète, celle qui n’ose jamais rien puisqu’elle aime son patron et qu’elle est la secrétaire de l’homme qui est condamné à tort. 
7 - PHANTOM LADY (Les Mains qui tuent)  - Robert Siodmak (1944), Ella Raines, Franchot Tone et Alan Curtis

Commenter cet article