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8 - PHANTOM LADY (Les Mains qui tuent) - Robert Siodmak (1944), Ella Raines, Franchot Tone et Alan Curtis

Publié le par Laurent Bigot

Viennent les personnages masculins. Celui qui est aussi une victime (Scott), un homme tout à fait passif, résigné, qui n’a plus de rôle à jouer et qui d’ailleurs, lui aussi, ne peut avouer son amour directement à sa secrétaire. Comme on le verra dans la scène finale, une fois qu’il est innocenté, il lui dit rien du tout, il la renvoie à son à son travail et c’est à travers le dictaphone que la secrétaire apprend dorénavant et pour toujours qu’ils déjeuneront toujours ensemble.
L’autre personnage masculin est Jack Marlow, le meilleur ami de la victime, qui est un artiste, soit disant disparu en Amérique du sud. C’est le psychopathe dont Siodmak filme contunuellement ses mains, qui sont toujours éclairés. Des mains blanches où il n’arrête pas de se les frotter. Il a un tic, tout le monde voit que c’est un psychopathe. 
C’est un homme qui est persuadé de sa supériorité, ce côté esthète, raffiné, s’estimant au-dessus de la norme. Il rappelle certaines idées que confessaient les nazis en Allemagne. Si bien que l’on a dans ce film un prototype du nazisme qui détruit tous ceux qui l’humilie et aussi ceux qui ne n’ont pas le droit à l’existence, parce qu’ils sont inférieurs, sans bien sûr les oripeaux de la SS ou de la Gestapo. Le nazi devient monsieur n’importe qui, le voisin d’à côté, il se terre parmi nous. 
8 - PHANTOM LADY (Les Mains qui tuent)  - Robert Siodmak (1944), Ella Raines, Franchot Tone et Alan Curtis
8 - PHANTOM LADY (Les Mains qui tuent)  - Robert Siodmak (1944), Ella Raines, Franchot Tone et Alan Curtis

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