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1 - NIAGARA - Henry Hathaway (1953) - Marilyn Monroe - Joseph Cotten - Jean Peters

Publié le par Laurent Bigot

1 - NIAGARA - Henry Hathaway (1953) - Marilyn Monroe - Joseph Cotten - Jean Peters

« Pourquoi les chutes m'attirent-elles ainsi à cinq heures du matin? Pour me montrer combien elles sont immenses et combien je suis petit ? Pour me rappeler qu'elles n'ont pas besoin d'aide. Elles ont eu dix mille ans pour devenir indépendantes. J'y parviendrai aussi, avec un peu plus de temps. »

1 - NIAGARA - Henry Hathaway (1953) - Marilyn Monroe - Joseph Cotten - Jean Peters
Jean Peters est une actrice américaine, née (Elizabeth Jean P.) à Canton (Ohio) en 1926. Vedette de la Fox dès son premier film (CAPTAIN FROM CASTILLE, Henry King, 1947) elle interpréta surtout des bandes d'aventures (ANN OF THE INDIES, La Flibustière Antilles, Jacques Tourneur 1951, où elle était une femme pirate tout à fait convaincante) mais aussi des drames psychologiques (TAKE CARE OF MY LITTLE GIRL, Jean Negulesco, 1951 ; WAIT TILL THE SUN SHINES NELLY, 1952, Henry King), et des comédies (THREE COINS IN THE FOUNTAIN, Jean Negulesco, 1954). Ses meilleurs rôles, elle les a trouvés dans VIVA ZAPATA (Elia Kazan, 1952), NIAGARA (Henry Hathaway, 1952, où elle réussissait à ne pas être écrasée par le voisinage de Marilyn Monroe) ; PICK UP ON SOUTH STREET (Samuel Fuller, 1953), APACHE (Robert Aldrich, 1954) et LA LANCE BRISÉE (Edward Dmytryk, 1954). Son éclatante beauté brune, son jeu à la fois élégant et impulsif lui ouvraient une carrière de prestige, mais, parmi toutes les starlettes qui entouraient Howard Hughes, elle fut «l'heureuse élue» : le milliardaire l'épousa, la séquestra et après un dernier film (THE BEST OF EVERYTHING, Jean Negulesco, 1959) elle fut perdue pour le cinéma.
1 - NIAGARA - Henry Hathaway (1953) - Marilyn Monroe - Joseph Cotten - Jean Peters
- Comme partenaire de Marilyn, vous vouliez James Mason. Vous avez eu Joseph Cotten. Que s'est-il passé ?
 
Henry Hathaway : Malheureusement je suis allé dîner chez James Mason une semaine avant le début du tournage. Sa fille, Portland, avait six ou sept ans à l'époque. Et le couple adorait cette gamine. Mason lui a dit : « Voici Mr. Hathaway qui va réaliser mon prochain film : Elle a demandé: "Est-ce que tu vas encore mourir dans ton film ? Dans tous tes films tu meurs ! Alors, je suppose que tu vas encore mourir dans celui-là !" Et elle a ajouté : "Il meurt dans ce film? - Ouais. - Voilà l'ennui : dans tous tes films tu meurs. Tu ne vas pas en faire un où tu vis ?" Et elle a continué comme ça à perte de vue... Le lendemain Darryl Zanuck m'appelle : "Il ne fait pas le film !" Et voilà! Je n'aurais pas dû aller dîner chez lui ce soir-là. » Henry Hathaway a toujours regretté de ne pas avoir eu James Mason, trouvant que Joseph Cotten ne possédait pas l'érotisme de ce dernier et « n'avait aucun mystère, jouant sur une seule note ». Cotten parvient pourtant, dès le début, à souligner l'atmosphère lourde et presque malsaine que sera celle du film : « Pourquoi les chutes m'attirent-elles ainsi à cinq heures du matin? Pour me montrer combien elles sont immenses et combien je suis petit ? Pour me rappeler qu'elles n'ont pas besoin d'aide. Elles ont eu dix mille ans pour devenir indépendantes. J'y parviendrai aussi, avec un peu plus de temps. »
« Interview de Henry Hathaway », Cinématographe, octobre 1983
LE FILM NOIR – Patrick Brion - Editions de la La Martinière (2004)
 
1 - NIAGARA - Henry Hathaway (1953) - Marilyn Monroe - Joseph Cotten - Jean Peters
Le Technicolor est un procédé de films en couleur mis au point aux Etats-Unis par le docteur Herbert T. Kalmus. Celui-ci commença par utiliser la bichromie «en collant dos à dos deux pellicules aux couleurs complémentaires. Le procédé servit à réaliser, avec l'acteur Douglas Fairbanks, un film à très grand spectacle, LE PIRATE NOIR (1926), dont certaines scènes sous-marines furent très réussies en dépit des imperfections de la bichromie» (G. Sadoul in Les merveilles du cinéma).
 
En tant que brevet commercial (à distinguer du procédé proprement dit) le Technicolor resta la propriété d'un trust dominé par la famille Kalmus jusqu'en 1950, date à laquelle la loi antitrust mit fin au monopole d'exploitation lié au brevet.
 
Le caractère familial de l'entreprise explique comment, après la mort de Herbert Kalmus, sa veuve Nathalie Kalmus lui succéda comme «technicolor consultant» au générique de nombreux films hollywoodiens. Le technicolor trichrome avait reçu ses premières applications satisfaisantes à l'écran à partir de 1934, avec BECKY SHARP, de R. Mamoulian, puis LES AVENTURES DE ROBIN DES BOIS, de M. Curtiz et W. Keighley, qui le consacra mondialement en 1938. La fin du brevet technicolor permit la floraison éphémère de divers procédés qui en étaient dérivés (métrocolor, etc.) la palme de la laideur revenant incontestablement au Trucolor des films de la Republic Pictures. La Fox lança pour sa part le procédé De Luxe, d'un effet très flatteur, mais peu durable (les copies virent au vert-bleu). La véritable succession du Technicolor fut assurée par le développement d'un procédé qui avait été étudié indépendamment de lui (dès la fin des années 30) l'Eastman-Color.
 
Test de garde-robe pour Marilyn Monroe dans le rôle de Rose Loomis . Les costumes ont été conçus par Dorothy Jeakins .

Test de garde-robe pour Marilyn Monroe dans le rôle de Rose Loomis . Les costumes ont été conçus par Dorothy Jeakins .

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