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INITIALES B.B.

Publié le par Laurent Bigot

Par sa plastique et ses audaces, Brigitte Bardot est devenue à la fin des années 50 le plus grand phénomène que le cinéma français ait jamais connu. Aussi célèbre aux États-Unis qu'au Japon, l'actrice a marqué de son empreinte toute une génération.

Par sa plastique et ses audaces, Brigitte Bardot est devenue à la fin des années 50 le plus grand phénomène que le cinéma français ait jamais connu. Aussi célèbre aux États-Unis qu'au Japon, l'actrice a marqué de son empreinte toute une génération.

INITIALES B.B.
Brigitte Bardot naît le 28 septembre 1934 à Passy, quartier huppé de la capitale. Fille d'un industriel, l'enfant reçoit une éducation extrêmement sévère, dont ne sont pas absents les châtiments corporels. Elle obtient tout de même l'autorisation de pratiquer la danse classique, dont elle espère faire son métier. Mais dès l'âge de quatorze ans, son joli minois lui vaut de poser pour des magazines de mode. Remarquée dans Elle par le cinéaste Marc Allégret, elle fait alors la connaissance de son assistant, Roger Vadim. C'est le coup de foudre, mais les parents de la jeune fille lui interdisent de se marier avant sa majorité. Le couple devra donc attendre le 20 décembre 1952 pour convoler. Cette même année, Brigitte Bardot entame une carrière d'actrice : Allégret la dirige dans Futures vedettes, et René Clair lui offre de jouer face à Michèle Morgan et Gérard Philipe dans Les grandes manœuvres. Mais c'est évidemment Et dieu créa la femme, première réalisation de Roger Vadim, qui, en 1956, fait soudain de la comédienne une star planétaire, grâce au scandale suscité par les scènes de nudité du film.
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La folie B.B.
Devenue symbole de liberté sexuelle dans une société encore très puritaine, Brigitte Bardot s'avère à la fois un modèle pour les femmes, qui copient sa coiffure et ses robes, et un fantasme pour les hommes du monde entier. Les films qu'elle tourne à la fin des années 50 vont pour la plupart exploiter ce potentiel érotique, qu’il s'agisse des Bijoutiers du clair de lune (Vadim), Babette s'en va-t-en guerre (Christian-Jaque) ou La femme et le pantin (Iulien Duvivier). Mais Bardot sait aussi prendre le risque de films plus « difficiles ». Elle tourne La vérité sous la direction d'Henri-Georges Clouzot, cinéaste qui se montre très dur envers elle, avant de tenir son plus grand rôle dans Le mépris, de Jean-Luc Godard. Dans un registre plus léger, l'actrice collabore également avec Louis Malle pour Vie privée et Viva Maria ! (mémorable affrontement avec Jeanne Moreau), Edouard Molinaro pour Une ravissante idiote ou encore Michel Deville pour L'ours et la poupée...
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Revirements
En 1970, Bardot accède définitivement au statut de mythe national en prêtant ses traits au buste de Marianne, qui orne toutes les mairies de France. Divorcée pour la troisième fois (après Vadim, elle a épousé l'acteur Jacques Charrier, dont elle a eu un enfant, puis l'homme d'affaires allemand Gunter Sachs), l'actrice supporte de plus en plus mal la pression médiatique qui l'entoure, et notamment le harcèlement des paparazzi. Elle craint aussi, la quarantaine approchant, de voir sa carrière décliner. Aussi décide-t-elle de se retirer définitivement des écrans : L'histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise, réalisé en 1973 par Nina Companeez, sera son dernier film. Désormais, elle va mettre son immense notoriété au service de la défense des animaux, créant en 1986 la Fondation Brigitte Bardot. En 1992, l'ancienne comédienne épouse le député d'extrême-droite Bernard d'Ormale, avant de publier des livres dans lesquels elle fustige la « décadence» de la France, due entre autres aux immigrés et aux homosexuels. Des opinions qui lui vaudront plusieurs condamnations - et qui ternissent  l'aura de celle qui a pourtant incarné autrefois l'image d'une liberté absolue... Eric Quéméré – 2005
INITIALES B.B.
FILMOGRAPHIE (séléction) :
 
1952 : Le Trou normand (Jean Boyer)
1953 : Un acte d'amour (Anatole Litvak)
1954,: Le Fils de Caroline Chérie (Jean Devaivre)
1955 : Les Grandes Manoeuvres (René Clair) - Cette sacrée gamine (Michel Boisrond)
1956 : En effeuilant la marguerite (Agnès Dumont) - Et Dieu créa la femme (Roger Vadim)
1957 : Une Parisienne (Michel Boisrond)
1958 : En cas de malheur (Claude Autant-Lara)
1959 : La Femme et le pantin (Julien Duvivier)
1960 : La Vérité (Henri-Georges Clouzot) 
1962 : Vie Privée (Louis Malle)
1963 : Le Mépris (Jean-Luc Godard)
1964 : Une ravissante idiote (Edouard Molinaro)
1965 : Viva Maria ! (Louis Malle)
1970 : L'ours et la poupée (Michel Deville)
1971 : Les pétroleuses (Christian-Jaque)
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