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8 et 9 - NIAGARA - Henry Hathaway (1953) - Marilyn Monroe - Joseph Cotten - Jean Peters

Publié le par Laurent Bigot

8 et 9 - NIAGARA - Henry Hathaway (1953) - Marilyn Monroe - Joseph Cotten - Jean Peters
Joseph Cotten est un acteur américain, né le 15 mai 1905 à Petersburg (Virginie). Compagnon d'armes d'Orson Welles au Mercury Theater, c'est sous ses auspices qu'il débuta à l'écran dans le rôle essentiel de l'ami trop sincère de CITIZEN KANE. Il a ensuite poursuivi une carrière inégale. Grâce à un mélange très particulier de charme puéril et de séduction virile, il a donné des nuances inquiétantes à des personnages de pur mélodrame, en même temps qu'il conférait à des tueurs (ainsi dans SHADOW OF A DOUBT, L’Ombre d’un doute de Hitchcock) une innocence suprahumaine. Silhouette peut-être trop irréelle pour bien vieillir. Il tourne moins et ses dernières exhibitions sont gênantes à force d'émotion et de métier dépensés comme en pure perte: ainsi le Virginien (précisément) qu'il incarne dans EL PERDIDO est-il le frère, usé par on ne sait quel mal mystérieux, du héros un peu trop statique de DUEL AU SOLEIL
8 et 9 - NIAGARA - Henry Hathaway (1953) - Marilyn Monroe - Joseph Cotten - Jean Peters

L'acteur Joseph Cotten apprécie lui aussi la gentillesse de sa partenaire, mais de son côté, il ne plaît guère à Hathaway, qui aurait préféré confier le rôle à James Mason, Lequel, pour faire plaisir à sa fille, refusa d'incarner une nouvelle fois un héros « qui meurt à la fin » !

8 et 9 - NIAGARA - Henry Hathaway (1953) - Marilyn Monroe - Joseph Cotten - Jean Peters
La plastique de Marilyn n'est pas le seul élément provocant de Niagara. Le scénario écrit par Charles Brackett, scénariste fétiche de Billy Wilder jusqu'à Boulevard du Crépuscule, joue en effet la carte de la subversion. Un couple de jeunes mariés « bien sous tous rapports » vient, comme tant d'autres, passer sa lune de miel face aux chutes du Niagara. Mais le spectacle qu'ils vont y contempler est celui d'un homme sans doute impuissant, que la sensualité explosive de sa femme rend fou Je jalousie ; cette dernière fomentant par ailleurs l'assassinat de son mari ! Parfaits anti-héros, et pourtant héros du film, Joseph Cotten et Marilyn Monroe donnent ici une singulière image du mariage, et ce au cœur même du paysage qui en est le plus emblématique aux yeux du public américain. Une représentation d'autant plus dérangeante qu'elle bénéficie de toute la maestria d'Henry Hathaway : le cinéaste confronte avec virtuosité la sauvagerie des éléments naturels à celle de ses personnages, et une de la violence du Technicolor pour aviver leurs passions. Aussi Niagara reste-t-il aujourd'hui encore un sommet de l'art hollywoodien, avant même d'être le film qui consacra Marilyn. 
Les légendes d’Hollywood – Eric Quéméré - 2004
8 et 9 - NIAGARA - Henry Hathaway (1953) - Marilyn Monroe - Joseph Cotten - Jean Peters
Sur le tournage de Niagara, Marilyn accepte innocemment de se faire prendre en photo avec un admirateur du nom de Robert Slatzer. Sans se douter que douze ans après sa disparition, Slatzer publiera un best-seller dans lequel il affirme avoir épousé la star à l'automne 1952 au Mexique ! Un mariage qu'elle aurait annulé quelques jours plus tard, par peur de la réaction de Di Maggio ; mais Slatzer serait resté son confident jusqu'à sa mort... Dommage pour l'affabulateur, on a la preuve que le jour de leurs « noces », Marilyn faisait du shopping à Los Angeles, et aucun de ses proches n'a jamais entendu parler de Slatzer.

Sur le tournage de Niagara, Marilyn accepte innocemment de se faire prendre en photo avec un admirateur du nom de Robert Slatzer. Sans se douter que douze ans après sa disparition, Slatzer publiera un best-seller dans lequel il affirme avoir épousé la star à l'automne 1952 au Mexique ! Un mariage qu'elle aurait annulé quelques jours plus tard, par peur de la réaction de Di Maggio ; mais Slatzer serait resté son confident jusqu'à sa mort... Dommage pour l'affabulateur, on a la preuve que le jour de leurs « noces », Marilyn faisait du shopping à Los Angeles, et aucun de ses proches n'a jamais entendu parler de Slatzer.

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