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5 - LE CAVE SE REBIFFE – Gilles Grangier (1961) – Jean Gabin, Bernard Blier, Maurice Biraud, Martine Carol, Françoise Rosay

Publié le par Laurent Bigot

Le Dabe : Écoute-moi bien, mon petit Robert ! Le bon Dieu t'a donné une main exceptionnelle. Il aurait pu te créer honnête, il t'a même épargné ça ! Alors tu ne penses pas que tu devrais laisser certains avantages aux déshérités ? Aux caves, à ceux qui en ont vraiment besoin ?
Robert Mideau : Besoin de quoi ?
Le Dabe : De faire des heures supplémentaires !
5 - LE CAVE SE REBIFFE – Gilles Grangier (1961) – Jean Gabin, Bernard Blier, Maurice Biraud, Martine Carol, Françoise Rosay
5 - LE CAVE SE REBIFFE – Gilles Grangier (1961) – Jean Gabin, Bernard Blier, Maurice Biraud, Martine Carol, Françoise Rosay
Quand Gabin rencontre Rosay. Pour la première fois, Gabin tourne avec Françoise Rosay (La Kermesse héroïque), une grande dame du cinéma français. Pourtant, la distribution de son rôle ne fut pas sans problèmes. Dans une première mouture du scénario, Simonin et Audiard avaient en effet dessiné un personnage que Grangier et Gabin estimaient parfait pour Gabrielle Dorziat (Falbalas, Manon, Les Espions). Mais une nouvelle version de l'histoire modifia sensiblement le personnage et les deux hommes en conclurent que le rôle conviendrait mieux à Fançoise Rosay, Le contrat de Gabrielle Dorziat étant déjà signé, Gabin décida d'annoncer lui-même la mauvaise nouvelle à l'actrice. Il la fit venir au studio, la pria de s'asseoir sur un des bancs du jardin el lui assura que le rôle ne lui convenait plus. Magnanime, Gabrielle Dorziat accepta sa décision. Les deux acteurs parlèrent métier, Gabin la fit raccompagner par son chauffeur... et la fit embaucher dans son film suivant, Un singe en hiver
 
5 - LE CAVE SE REBIFFE – Gilles Grangier (1961) – Jean Gabin, Bernard Blier, Maurice Biraud, Martine Carol, Françoise Rosay
Le Dabe : Ce que je suis venu te demander, c'est le papier de Mandarès. T'as pas intérêt de le garder plus longtemps. Hmm ? Pour peu que la Marne monte un petit chouye du côté de ton hangar, il va onduler et se piquer ton papelard.
Pauline : Y'a une porte à mon hangar, tout acier !
Le Dabe : Et une porte ça s'ouvre ! Et puis il y a les malfaisants.
Pauline : Si je comprends bien, tu prends la succession de Mandarès. Du coquille j'en ai, cinq rames, total deux briques. Et cash !
Le Dabe : Oh ben, à ce blot là, tu peux le garder et t'en faire des cornets à frites.
Pauline : À quoi je le reconnaitrais ?
Le Dabe : Un beau brun, avec des petites bacchantes, grand, l'air con !
Pauline : Ça court les rues, les grands cons !
Le Dabe : Ouais ! Mais celui-là c'est un gabarit exceptionnel ! Si la connerie se mesurait, il servirait de mètre étalon ! Il serait à Sèvres !
 

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