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8 - UN REVENANT – Christian-Jaque (1946) – Louis Jouvet, François Périer, Gaby Morlay, Louis Seigner

Publié le par Laurent Bigot

Revue de presse :
 
« .. Jouvet pour lequel Jeanson a écrit un dialogue claquant et syncopé qui donne contInuellement l'impression au spectateur que l'artiste invente les répliques avec ses mots à lui. Film soigné et drolatique en surface, mais gonflé intérieurement d'un pessimisme pénétrant, d'une espèce de tristesse sans illusion bien en accord avec la couleur de l'air lyonnais. » Jean-Jacques Gautier (Le Figaro)
 
« Ici, pour une fois, un auteur a eu de l'humour, de la poésie, car l'humour est de la poésie et n'est que cela. M. Jeanson a gagné brillamment sa partie. Et le public ne cesse de lui donner raison. Il faut le remercier d'avoir ainsi sonné le glas du dialogue pour concierge. » Hervé Lauwick (Noir et Blanc)
 
« Le dialogue abondant, drôle, parfois irritant aux oreilles bourgeoises n'est jamais lassant. Jeanson donne là une démonstration éclatante de sa théorie : puisque le cinéma est parlant qu'il parle. » Bernard Zimmer (la Bataille)
 
« Le film est satirique et acide. Le scénario d'Henri Jeanson et ses dialogues sont féroces. On lui a reproché d'avoir de l'esprit. Souhaitons que tous les dialoguistes en aient autant. Et de cette qualité. » Armand Mace (Résistance)
 
« Les dialogues de Jeanson nous enchantent. Esprit, férocité, humanité, vivacité s'y conjuguent avec tant de spontanéité, de naturel, un tel mépris des poncifs littéraires que les acteurs ont l'air d'improviser. » Pierre Lagarde (Résistance) 
Karina se précipite vers Jean-Jacques qui arrive, visage fermé.
Karina : Alors ?
Jean-Jacques : Il a de la chance… Il s’en tirera.
Karina : Est-il gravement blessé ?
Jean-Jacques : Non... un miracle...
Karina : On peut le voir ?
Jean-Jacques : A quoi bon !
Karina : Oh ! Tout de même...
Jean-Jacques : Non, pas d'attendrissement de circonstance...
Karina : Que va-t-il penser de moi ?
Jean-Jacques : Il va penser que vous n'avez pas été très chic. Il sera vexé... Il aura un peu de rancune... il sera guéri… Et les femmes ne seront plus pour lui que des passantes agréables Il comprendra qu'un amour, l'éternité, ça n'a qu'un temps... Vous lui aurez au moins rendu ce service…
Karina : Vous ne changerez jamais...
Jean-Jacques : Si... car je ne pourrai plus jamais jouer ce jeu-là ... C'est trop dangereux !...
8 - UN REVENANT – Christian-Jaque (1946) – Louis Jouvet, François Périer, Gaby Morlay, Louis Seigner
8 - UN REVENANT – Christian-Jaque (1946) – Louis Jouvet, François Périer, Gaby Morlay, Louis Seigner

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