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4 - STRANGERS ON A TRAIN (L’Inconnu du Nord-Express) – Alfred Hitchcock (1951) – Farley Granger, Robert Walker, Ruth Roman – Patricia Hitchcock

Publié le par Laurent Bigot

4 - STRANGERS ON A TRAIN (L’Inconnu du Nord-Express) – Alfred Hitchcock (1951) – Farley Granger, Robert Walker, Ruth Roman – Patricia Hitchcock
«You know what ? I am the hero.»
Comme nombre des films noirs américains des années 1940-1950, la photographie de L'Inconnu du Nord Express doit beaucoup au cinéma expressionniste allemand. Mais d'autres sources, plus étonnantes, inspirèrent Hitchcock. Le réalisateur, qui avait une idée bien précise de ce que devait être l'image de sa prochaine œuvre, fit en sorte que, tant son scénariste que son décorateur, soient informés de ses souhaits. Ainsi, il demanda à Raymond Chandler et à Edward S. Haworth de lire... Terry et les pirates ! La bande dessinée, très cinématographique il est vrai, de Milton Caniff constitua en effet une de ses sources d'inspiration.
Elle ne fut pas la seule. C'est sans doute à la demande d'Hitchcock qu'Haworth se fit envoyer des reproductions de tableaux du peintre américain Edward Hopper (1882-1967). Le réalisateur fera de nouveau appel au style d'Hopper pour la réalisation de la maison de Bates dans Psychose (1960).
 
4 - STRANGERS ON A TRAIN (L’Inconnu du Nord-Express) – Alfred Hitchcock (1951) – Farley Granger, Robert Walker, Ruth Roman – Patricia Hitchcock
Hitchcock fut également inspiré par une autre bande dessinée : La famille Adams. La scène montrant Bruno immobile parmi les spectateurs d'un match de tennis s'inspirant d'un dessin de Charles Adams représentant, dans une salle de cinéma, un petit gnome ricanant devant le film alors que tous les autres spectateurs versent des larmes... Il avouera à Truffaut s'être aussi Inspiré de cette bande dessinée en concevant la scène du cymbaliste dans la seconde version de L'Homme qui en savait trop.
Face à l'aspect inquiétant du personnage, on peut être surpris d'apprendre que Bruno Anthony devait une bonne part de son caractère à... Droopy ! Comme le chien lymphatique de Tex Avery, Bruno est partout où on ne l'attend pas, et toujours le premier. Comme Droopy, il semble posséder un don d'ubiquité, qui lui permet de surprendre Guy au Jefferson Memorial, sur le court de tennis ou à la Mellon Gallery. C'est également le chien de Tex Avery qui conféra à Bruno son Immobilité inquiétante, quand il observe Guy de loin comme lorsque Miriam le remarque pour la première fois à la fête foraine. Cette source d'inspiration burlesque pour un film noir souligne à quel point, pour Hitchcock, le rire sous-tend souvent le suspense le plus dramatique.
Outre le scénariste et le décorateur, Robert Burks dut lui aussi se mettre au fait des intentions d'Hitchcock en matière d'inspiration visuelle. Alors spécialiste des effets spéciaux à la Warner Bros, il allait devenir le chef opérateur attitré d'Hitchcock durant des années, signant la photographie de tous ses films, Psychose excepté, entre 1950 et 1964. 

Démonstration : Bruno continue à harceler Guy pour qu'il tue son père. Il s'invite à une soirée chez les Morton et, alors qu'il entend montrer à une vieille dame le meilleur moyen de tuer, il manque de l'étrangler réellement quand la vue de la sœur d'Ann lui rappelle le visage de Miriam.

Guy avoue tout : Après l'avoir frappé, puis aidé à remettre sa cravate, Guy renvoie Bruno chez lui. Il explique toute son histoire à Ann, qui a compris que le geste incontrôlé de Bruno était lié à la ressemblance de Miriam avec sa sœur, Barbara : ce sont les lunettes qui ont créé le lien entre les deux femmes.

Guy avoue tout : Après l'avoir frappé, puis aidé à remettre sa cravate, Guy renvoie Bruno chez lui. Il explique toute son histoire à Ann, qui a compris que le geste incontrôlé de Bruno était lié à la ressemblance de Miriam avec sa sœur, Barbara : ce sont les lunettes qui ont créé le lien entre les deux femmes.

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