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1 - DRAGONWYCK (Le Château du dragon) – Joseph L. Mankiewicz (1946) – Gene Tierney, Vincent Price, Glenn Langan

Publié le par Laurent Bigot

1 - DRAGONWYCK (Le Château du dragon) – Joseph L. Mankiewicz (1946) – Gene Tierney, Vincent Price, Glenn Langan
L'histoire : 1844. Greenwich (Connecticut). Riche propriétaire, Nicholas Van Ryn propose à sa cousine éloignée Abigail Wells, une simple femme de fermier, d'accueillir l'une de ses filles.
C'est ainsi que Miranda Wells se rend avec son père Ephraim à New York pour y retrouver Nicholas Van Ryn. Ce dernier leur révèle que sa famille règne depuis 1630 sur deux cents fermiers.... A suivre
1 - DRAGONWYCK (Le Château du dragon) – Joseph L. Mankiewicz (1946) – Gene Tierney, Vincent Price, Glenn Langan
Curieusement, le premier film mis en scène par Joseph L. Mankiewicz ne devait pas l'être par lui mais par Ernst Lubitsch. « Le roman Dragonwyck, racontait Mankiewicz, m'avait été soumis dans les tous premiers jours de mon contrat à la Fox. Presque tous les romans, en fait chaque bout important de texte, qu'il soit dans un magazine, un livre ou une pièce de théâtre, qu'il soit français, espagnol ou de toute autre nationalité, étaient "couverts" par les "lecteurs" qui les envoyaient à différents studios et, naturellement, un roman populaire comme Dragonwyck, qui est ce que vous appelez un "roman", vous savez, quelque chose qu'on prend pour lire dans le train, nous fut envoyé. Je le lus et pensai que c'était un texte ordinaire imitant le roman gothique, avec une pointe de mélodrame, et j'y renonçai. Je ne désirais pas y travailler.» Il déclarait, à propos de l'histoire : « L'histoire d'amour est particulièrement insatisfaisante dans sa conclusion. Le jeune médecin ne peut être moitié moins séduisant et intéressant que son rival assassin. Je ne peux pas imaginer une femme susceptible de préférer le héros à ce méchant, que ce soit au lit ou pour prendre le petit déjeuner. Ce mélodrame souffrira inévitablement de la comparaison avec Rebecca ou Soupçons. Les implications politiques et sociales demeurent naïves, simplistes et sans intérêt par rapport à l'époque où nous vivons. » Et il continuait à expliquer comment il en était venu à réaliser son premier film : « C'est alors que mon... comme je vous le disais : mon maître, mon patron que j'admirais beaucoup, Ernst Lubitsch, vint à la Fox en tant que producteur, et ne voilà-t-il pas qu'il désire faire Dragonwyck. Qu’est-ce qui attirait Lubitsch dans Dragonwyck ? Je ne le saurai jamais : mais il voulait faire ce film ; il me demanda d'en écrire le scénario et de le mettre en scène. Alors j'avais le droit de mettre en scène à la Fox. Ainsi l'occasion m'était donnée de mettre en scène mon premier film avec Lubitsch comme producteur. Et j'aurais mis en scène n'importe quoi, même l'annuaire du téléphone, avec Lubitsch comme producteur, et j'aurais même écrit l'annuaire du téléphone s'il me l'avait demandé. Aussi écrivis-je le scénario, essayant d'y mettre autant que possible des choses qui pourraient m'intéresser, sur ces gens que je ne connaissais pas réellement. Le propriétaire terrien, le "seigneur" hollandais de la rivière Hudson, qui apparaît tôt dans l'histoire de l'Amérique, ne m'intéressait pas réellement. Néanmoins, je l'écrivis du mieux que je pus.» 
Joseph L. Mankiewicz – Patrick Brion – Editions La Martinière (2005)
1 - DRAGONWYCK (Le Château du dragon) – Joseph L. Mankiewicz (1946) – Gene Tierney, Vincent Price, Glenn Langan

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