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Vincent Price

Publié le par Laurent Bigot

Vincent Price
Vincent Price est né le 27 mai 1911 à Saint Louis (Missouri). Études à Yale et à Oxford. Figurant de théâtre, puis acteur (1935), il joue le prince Albert dans Victoria Regina, qui, à Broadway, est donné pendant trois ans. Il travaille avec Orson Welles au Mercury Theatre, et fait ses débuts à l'écran dans SERVICE DE LUXE (Rowland V. Lee, 1938). Après quelques créations de second plan, dont une - exceptionnelle - dans le rôle de Joseph Smith dans BRIGHAM YOUNG (Henry Hathaway, 1940) et une autre préfigurant tous ses maniérismes dans THE SONG OF BERNADETTE (Le Chant de Bernadette, de Henry King, 1944), il fut remarqué pour la première fois en 1944 dans le rôle de Robert Carpenter, le gigolo dans LAURA, d'Otto Preminger, et pour des seconds rôles dans plusieurs films de premier ordre tels que WILSON (Henry King, 1944), LEAVE HER TO HEAVEN (péché mortel, de Jean Stahl, 1945), A ROYAL SCANDAL (Scandale à la cour, 1945, d'Otto Preminger).
 
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Il eut enfin son premier rôle de vedette dans DRAGONWYCK (Le Château du dragon, 1946). Dans le premier film de Joseph Mankiewicz, tous les attributs du personnage représenté un grand nombre de fois par la suite par Price se trouvaient réunis : il y était un grand seigneur décadent de la noblesse américaine du XIXe siècle, cherchant un refuge dans la drogue. Cette influence du romantisme de Quincey et Baudelaire est, dans le propos, à la base de la plupart des personnages qu'il interprétera par la suite dans des films d'horreur : des personnages distingués mais rongés par un mal intérieur et appartenant à une civilisation en décomposition. En 1950, Price interpréta son meilleur rôle, le personnage principal de BARON OF ARIZONA de Samuel Fuller, un homme qui falsifie ses droits au gouvernement d'un État américain et les perd par amour de sa femme. Il y était débarrassé de tous ses maniérismes et cabotinages et y prouvait sans affectation ses véritables capacités d'acteur. Ce n'est qu'en 1958 que Price a trouvé la voie du succès : une série interminable de films d'horreur souvent adaptés de Poe et dirigée par Roger Corman ; ses attitudes de cabot shakespearien, plus ou moins conscientes et ironiques selon les films, y font merveille. En dehors de ses activités d'acteurs, Price est un collectionneur de peintures et d'objets précolombiens.
Vincent Price
Autres films : THE PRIVATE LIVES OF ELISABETH AND ESSEX (Michael Curtiz, 1939) ; GREEN HELL (L'Enfer vert, de James Whale, 1940) ; THE THREE MUSKETEERS (Les trois mousquetaires, de Georges Sidney, 1948) ; SÉRÉNADE (Anthony Mann, 1956) ; WHILE THE CITY SLEEPS (La cinquième victime, de Fritz lang, 1956) ; THE TEN COMMANDMENTS (Les dix Commandements, de Cecil B. De Mille, 1956) ; THE FALL OF THE HOUSE OF USHER (La Chute de la maison Usher, de Roger Corman, 1960) ; MASTER OF THE WORLD (William Witney, 1961) ; THE HAUNTED PALACE (Roger Corman, 1963) ; THE COMEDY OF TERRORS (Jacques Tourneur, 1963) ; WAR GODS OF THE DEEP (J. Tourneur, 1966) ; CONFESSIONS OF AN OPIUM-EATER (Albert Zugsmith, 1963). En 1964, trois films de Roger Corman : THE TOWER OF LONDON, THE TOMB OF LIGEIA et THE MASK OF THE RED DEATH ; en 1965 : CITY UNDER THE SEA (Jacques Tourneur) ; en 1969, deux films de G. Hessler : THE OBLONG BOX (Le Cercueil vivant) et SCREAM AND SCREAM AGAIN (Lâchez les monstres). Puis, du même, CRY OF THE BANSHEE (1970). Et, en 1976, JOURNEY INTO FEAR (D. Mann).
L’Encyclopédie du cinéma – Roger Boussinot – Ed. Bordas (1980)
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